SENEGAL-MONDE-DIPLOMATIE
Dakar, 18 mai (APS) – Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a souligné, lundi, à Dakar, la nécessité pour les parlementaires africains de travailler à proposer une réponse collective et concertée face aux crises internationales et aux difficultés liées aux transitions politiques sur le continent africain.
‘’Les crises internationales, les tensions au Proche et au Moyen-Orient, ainsi que les transitions politiques sur notre continent appellent plus que jamais à une réponse collective et concertée des Parlements africains’’, a-t-il notamment déclaré.
Le président de l’institution parlementaire du Sénégal s’exprimait à l’ouverture de la 32e assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).
La rencontre prévue pendant trois jours dans la capitale sénégalaise regroupe plusieurs délégations de pays membres de ladite assemblée dont la Cote d’Ivoire, le Maroc, le Togo, la République Démocratique du Congo et la Mauritanie.
Les échanges au cours des travaux seront axés sur deux thèmes principaux à savoir : ”Les crises internationales et la souveraineté africaine : comment impliquer les Parlements dans la gouvernance stratégique et la sécurité collective ?” ; et la ”Situation au Proche et au Moyen-Orient et les recompositions géopolitiques”.
Ce panel questionne notamment le rôle des Parlements africains dans la préservation de la stabilité et l’instauration d’une paix durable.
Pour Malick Ndiaye, ces axes de réflexions soulèvent l’exigence d’une ‘’responsabilité partagée, où les Parlements doivent demeurer non seulement les gardiens de la légitimité démocratique, mais également des acteurs proactifs de la paix, de la stabilité et du développement durable’’.
Il a dans la foulée évoqué les ‘’grandes épreuves’’ auxquelles font face l’Afrique et le monde. La première est, selon lui, sécuritaire avec la montée en puissance des groupes armés, des trafics et des menaces hybrides, informationnelles, cybernétiques et criminelles.
Ensuite vient celle démocratique avec des recompositions politiques d’une grande diversité et celle liée à la justice économique, étant donné la contribution faible des pays africains dans la chaîne de valeur mondiale et leur sous-implication dans les politiques énergétique et financière.

Le président de l’Assemblé nationale du Sénégal a ainsi appelé ses collègues parlementaires à conduire ”des ruptures politiques profondes” dans le cadre du droit et à échanger ‘’sans détours’’ sur la consolidation de l’État de droit, la place de l’opposition dans le débat public et la qualité du dialogue entre les pouvoirs.
Malick Ndiaye n’a pas manqué de mentionner les ingérences extérieures, les doubles standards et les architectures financières inéquitables qui pèsent sur les trajectoires des pays africains.
KM/AKS/MTN
