SENEGAL-POLITIQUE-SOCIETE CIVILE
Dakar, 2 sept (APS) – Des organisations de la société civile ont appelé, mercredi, les pouvoirs publics à prendre, “sans délai”, les dispositions nécessaires pour l’organisation régulière et transparente des prochaines élections territoriales, estimant qu’il devient urgent de donner une plus grande visibilité aux différents acteurs du processus électoral.
‘’Notre démarche est simple : prévenir plutôt que contester, sécuriser plutôt que fragiliser ‘’, a déclaré Ndiaga Sylla, représentant de Dialogue citoyen, en lisant une déclaration de presse de la société civile consacrée au respect du calendrier légal et à la préparation des prochaines élections territoriales.
Selon les signataires de la déclaration, les conseillers territoriaux élus le 23 janvier 2022 arrivent au terme de leur mandat de cinq ans le 22 janvier 2027, conformément aux dispositions du Code électoral citées par la société civile.
Ils relèvent qu’à moins de cinq mois de cette échéance, plusieurs opérations importantes liées à la préparation du scrutin restent à engager, à préciser ou à rendre publiques.
‘’Il ne s’agit pas seulement de fixer la date des élections. Une élection se prépare ‘’, a souligné Ndiaga Sylla.

Cette préparation implique, selon lui, notamment la révision et la mise à jour des listes électorales, la convocation du corps électoral, la fixation des différentes échéances du processus, le dépôt et le contrôle des candidatures ainsi que la préparation matérielle et logistique du scrutin.
La société civile a toutefois précisé ne pas considérer qu’il existe, à ce stade, une irrégularité avérée dans le processus électoral.
‘’Nous disons simplement qu’il devient urgent de donner de la visibilité à tous les acteurs ‘’, a insisté M. Sylla, estimant que tout retard important dans une étape du processus pourrait avoir des répercussions sur les opérations suivantes et, à terme, affecter “la sécurité juridique, la transparence et la crédibilité du scrutin”.
Les organisations signataires de la déclaration ont ainsi demandé l’ouverture rapide d’une concertation réunissant les pouvoirs publics, les partis politiques, la société civile et les autres parties prenantes afin de partager les informations disponibles et de créer les conditions d’une préparation “inclusive” des élections territoriales.
Elles ont également appelé à la fixation et à la publication, dans les meilleurs délais, de la date du scrutin et d’un calendrier électoral détaillé permettant aux différents acteurs de connaître les principales étapes conduisant aux élections.
La société civile a, en outre, demandé que les opérations relatives à la révision et à la mise à jour des listes électorales soient engagées et rendues publiques conformément aux dispositions légales.

Elle souhaite également une clarification des délais et des modalités relatifs aux candidatures et aux autres opérations préparatoires, ainsi qu’une information publique « transparente, régulière et accessible » sur l’état d’avancement du processus.
‘’Tous les acteurs politiques doivent disposer des mêmes informations et de la même visibilité sur le calendrier électoral ‘’, a soutenu Ndiaga Sylla, présentant cette exigence comme une condition de confiance et d’égalité entre les différents compétiteurs.
La société civile a rappelé que la prévisibilité du calendrier électoral constitue, à ses yeux, ‘’une condition de la confiance ‘’, tandis que le respect des échéances légales représente ‘’une exigence de l’État de droit ‘’.
Elle a assuré que ‘’son initiative ne visait ni à susciter une polémique ni à anticiper une contestation électorale, mais plutôt à prévenir d’éventuelles difficultés pendant qu’il est encore temps de le faire ‘’.
Pour les organisations signataires, la meilleure garantie d’élections territoriales ‘’ apaisées, crédibles et acceptées par tous ‘’ réside dans le respect du calendrier légal, la transparence des préparatifs et l’égal accès de tous les acteurs aux informations relatives au processus électoral.
AN/HB/HK
