Djim Ousmane Dramé : “Nous devons préserver le modèle sénégalais de tolérance inter-religieuse”
Djim Ousmane Dramé : “Nous devons préserver le modèle sénégalais de tolérance inter-religieuse”

SENEGAL-SOCIETE-PLAIDOYER

Dakar, 19 fév (APS) – Le modèle sénégalais du vivre-ensemble et de la tolérance interreligieuse est un acquis à préserver, a soutenu le délégué général aux Affaires religieuses (DEGAR), Djim Ousmane Dramé, insistant sur l’importance de la nature du discours religieux pour arriver à cet objectif.

“Le modèle sénégalais du vivre-ensemble est mondialement connu, on le cite partout, […] la tolérance inter-religieuse, intercommunautaire, c’est un acquis, mais que nous devons préserver”, a-t-il signalé, évoquant les défis sur lesquels la Délégation générale aux Affaires religieuses (DEGAR) se trouve attendue.

Djim Ousmane Dramé est revenu, dans un entretien avec l’APS, sur les missions assignées à cette institution rattachée à la présidence de la République.

Selon lui, le défi sera de consolider le vivre-ensemble tout en contribuant à la préservation des valeurs. “Nous sommes confrontés à d’énormes difficultés en termes de moralité, et tout est lié à une absence d’éducation”, soutient-il, avant d’appeler à “former, sensibiliser et humaniser” davantage.

 Un autre défi sera de mettre du contenu dans les différents programmes que la DEGAR va mettre en place.

 “C’est à nous de mettre du contenu que nous devons présenter au Sénégal, et qui peut convaincre. Un solide contenu, en termes d’axe, en termes de programme, en termes de projet, en termes d’orientation”, a soutenu Djim Ousmane Dramé, insistant sur la nécessité de travailler à consolider les relations entre toutes les catégories religieuses du Sénégal.

La Délégation générale aux Affaires religieuses a été créée par le décret n° 2025-1958 du 05 décembre 2025, en remplacement de la Direction des Affaires religieuses et de l’insertion des diplômés en langue arabe.

La nature du discours religieux est une donnée également importante pour le délégué général aux Affaires religieuses.

“Il faut vraiment essayer de voir comment tenir un discours fédérateur, un discours qui appelle vraiment à la tolérance, un discours qui appelle au respect mutuel”, a-t-il plaidé, rappelant avoir déjà eu à rencontrer certains prédicateurs habitués des médias, mais aussi certains imams.

Il est également revenu sur le bilan de son action à la tête de Direction des Affaires religieuses et de l’insertion des diplômés en langue arabe d’abord, puis de la Direction des Affaires religieuses et de l’insertion des diplômés en langue arabe, instituée il y a quelques semaines.

Djim Ousmane Dramé a évoqué les nombreuses activités organisées par la structure qu’il dirige, des rencontres et séminaires sur le discours religieux notamment, avec la participation d’une centaine de religieux musulmans, chrétiens et de prêtres du bois sacré.

Il a aussi cité des visites de courtoisies qu’il a effectuées dans de nombreuses régions du Sénégal auprès des chefs religieux et prédicateurs aussi bien musulmans que chrétiens.

Il a en outre annoncé la tenue prochaine d’un colloque sur la contribution des figures religieuses africaines à la cohésion sociale, à la paix et à la tolérance, sans préciser de date.

MF/HK/HB/BK