Djim Ousmane Dramé : “La modernisation des daaras passe inéluctablement par leur cartographie”
Djim Ousmane Dramé : “La modernisation des daaras passe inéluctablement par leur cartographie”

SENEGAL-EDUCATION-PERSPECTIVES

Ndramé Dimb (Kaolack), 20 avr (APS) – La modernisation des écoles coraniques passe nécessairement par leur cartographie, a réaffirmé le délégué général aux Affaires religieuses, Djim Ousmane Dramé.

“Depuis pratiquement un siècle, avec notamment le rapport de Paul Marthe qui date d’entre 1920 et 1923, on n’a pas au Sénégal une cartographie des +daaras+. Actuellement, cette question est en train d’être résolue. Si on a la cartographie des +daaras+, leur modernisation sera bien possible”, a-t-il notamment affirmé.

M. Dramé intervenait ce week-end,  lors de la cérémonie officielle de la 72e édition Ziara annuelle de Ndramé Dimb, une cité religieuse de la commune de Keur Maba Diakhou, dans la région de Kaolack (centre).

“Le président me le dit et me le répète souvent : il veut accompagner les cités religieuses, il veut les soutenir. Pas plus tard que [jeudi], il m’en a parlé. Il s’agit d’un programme extrêmement important avec lequel nous allons essayer de continuer de construire des mosquées et des écoles coraniques”, a-t-il indiqué.

Selon lui, les autorités sénégalaises ont entamé un processus visant à intégrer l’enseignement arabo-islamique dans le système éducatif classique, lequel inclut le recrutement des maitres coraniques, au même titre des enseignants en français et en anglais et qui, à l’en croire, auront le même traitement que ces derniers.

Djim Ousmane Dramé : "La modernisation des daaras passe inéluctablement par leur cartographie"

Selon le délégué général aux Affaires religieuses, il n’est pas possible de parler de l’histoire religieuse du Sénégal sans citer à Serigne Makhtar Kala Dramé, dont les petits-fils commémorent chaque année la mémoire depuis 72 ans, à travers la Ziarra de Ndramé Dimb.

Cette manifestation permet de raffermir les liens de parentés entre les membres de cette grande famille religieuses et des disciples venus de tous les coins du Sénégal et de la diaspora.

Djim Ousmane Dramé a fait observer que la particularité de cet érudit, c’est que ses petits-fils sont très souvent des collaborateurs, Moukhadams ou Cheikhs des grandes figures de l’islam telles que Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké et Seydi El Hadji Malick Sy.

Ils sont présents, à ce titre, dans les cercles des différentes familles maraboutiques et spirituelles du Sénégal, à Tivaouane ou Touba par exemple.

ADE/BK