Dakar, 22 nov (APS) – Les quotidiens reçus mercredi à l’Agence de presse sénégalaise (APS) abordent divers sujets se rapportant à la santé, la gouvernance, la protection de l’environnement et la politique.

En santé, WalfQuotidien aborde la question du prix des médicaments et affiche à la Une : ‘’ça fleure bon une hausse’’. ‘’S’achemine-t-on vers une hausse des prix des médicaments au Sénégal ? Tout porte à croire à cette option. En effet, la directrice générale de l’Agence sénégalaise de régulation pharmaceutique (Arp) qui animait, hier, un atelier de formation des pharmaciens de Dakar et de Thiès sur la phamacovigilance, a soutenu que le Sénégal est le seul pays qui n’a pas augmenté les prix de médicaments depuis 1994’’, rapporte le journal.

Selon Walf, ”Dr Oumou Khalsoum Ndiaye Ndao a précisé que l’arrêté 188/2003, qui a donné l’ordre et le modèle de calcul du prix du médicament n’a pas été,
encore modifié. Et, aujourd’hui, poursuit-elle, +nos grossistes privés et nos pharmaciens en souffrent énormément+”.

Sud Quotidien interroge ‘’12 ans d’exercice du pouvoir du président Macky Sall’’ et parle de ‘’gouvernance malmenée’’.

‘’Après environ douze ans d’exercice du pouvoir, le bilan de l’actuel chef de l’Etat, Macky Sall, dans le domaine de la gouvernance politique et démocratique se distingue de loin, par rapport à celui de ses trois prédécesseurs (Senghor, Diouf et Wade), par des entorses à la loi, le non-respect des décisions de justice défavorables au pouvoir. Nonobstant ses multiples réalisations dans le domaine des infrastructures (routières, maritimes, aériennes, sanitaires, scolaires…), le magistère de l’actuel chef de l’Etat a été fortement marqué par une difficile cohabitation avec l’Etat de droit’’, écrit Sud.

L’As fait écho des complaintes des acteurs de la pêche artisanale. ‘’La journée mondiale de la pêche a été célébrée mardi au marché aux poissons de Pikine. Une occasion saisie par le président de la Coalition des Acteurs de la Pêche du Sénégal (CAPS) pour battre le rappel des troupes. Le président Aliou Thiam en a également profité non seulement pour démontrer sa force mais aussi de faire un vibrant plaidoyer en faveur du secteur de la pêche non sans aborder la question de l’émigration clandestine qui, selon lui, est due à la rareté des ressources halieutiques’’, rapporte le journal.

Le journal Bës Bi s’intéresse à la survie de la Réserve naturelle urbaine de la Grande Niaye, à Dakar.

‘’Sans risque de se tromper, il peut représenter pour Dakar, ce que la lagune Ébrié représente pour Abidjan (capitale économique ivoirienne). En cause : avec ses 650 hectares, ses lacs, ses champs maraîchers, la Réserve naturelle urbaine de la Grande Niaye et dépendance a fière allure. Elle est comme une bouffée d’oxygène qui se détache de la pollution dakaroise. Et d’ailleurs, le site naturel reste le poumon vert de la capitale sénégalaise. Du moins avec le parc de Hann. Mais pour combien de temps encore ?’’, s’interroge la publication, qui note que le site est en proie ‘’aux dépôts sauvages, aux pollutions, à la pression foncière’’.

Le quotidien EnQuête s’intéresse à la ‘’reconfiguration de la vie politique’’’’ marquée par ‘’le règne des fonctionnaires’’. ‘’Naguère apanage des enseignants, avocats…, la politique est tombée sous la coupe des commis de l’Etat’’, note la publication.

‘’Ils sont administrateurs civils, inspecteurs des impôts et des domaines et enseignants, entre autres professions. Jamais la vie politique sénégalaise n’a semblé si dominée par un personnel issu de la Fonction publique. Si aucune loi n’interdit à un fonctionnaire ou autre membre de l’Administration publique, outre les douaniers, magistrats et les inspecteurs généraux d’État, d’avoir des activités politiques au nom de la liberté d’association, leur implication politique peut être sujette à discussion, notamment quand il s’agit de légiférer sur des aspects concernant leur corps d’origine’’, écrit EnQuête.

A propos de l’engagement politique, L’Observateur aborde ‘’les non-dits de la grande offensive’’ des inspecteurs des domaines. ‘’C’est un souffle nouveau dans l’espace politique sénégalais. Une nouvelle tendance qui prend de l’ampleur. Avec la désignation de Bassirou Diomaye Faye comme candidat du parti dissous Pastef à la présidentielle de février 2024, la liste des Inspecteurs des impôts et domaines qui aspirent à accéder à la magistrature suprême s’allonge. Ils sont nombreux, aussi bien du côté du pouvoir que de l’opposition, à investir le champ politique ces dernières années. Auparavant, le leadership politique était incarné par le corps des administrateurs civils’’, souligne L’Obs.

OID

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