SENEGAL-GENRE
Diourbel, 26 oct (APS) – La région de Diourbel (centre ) enregistre un taux de 42,6 % de femmes victimes de violences basées sur le genre (VBG), a indiqué, lundi, la directrice exécutive de l’association féministe à but non lucratif qui travaille essentiellement à contribuer à l’élimination de ces violences, JGen Sénégal, citant l’Enquête nationale de référence sur les violences faites aux femmes et aux filles (ENR-VFFS).
“42,6 % des femmes à Diourbel sont victimes de violences basées sur le genre”, a déclaré Maimouna Astou Yade, lors d’un atelier régional de formation des points focaux, superviseurs et personnes ressources.
Cette rencontre, organisée dans le cadre des pré-assises nationales citoyennes sur les droits des femmes et des filles au Sénégal.
Elle vise à renforcer les capacités des acteurs des trois départements de la région sur la méthodologie des assises, ainsi que sur les rôles et responsabilités des points focaux et des superviseurs.

Dans son intervention, la directrice exécutive de JGen Sénégal a souligné la nécessité d’aborder les différentes formes de violences, notamment les violences sexuelles et économiques, ainsi que les difficultés d’accès des femmes au foncier et à l’eau.
Elle a également insisté sur la prise en charge de la santé mentale des femmes, en particulier des survivantes de violences.
Maimouna Astou Yade a par ailleurs plaidé pour le relèvement de l’âge légal du mariage des filles qui est actuellement de 16 ans, et l’accès à l’avortement sécurisé en cas de viol et d’inceste, estimant que ces questions doivent être discutées malgré les réalités socioculturelles et religieuses à Diourbel.
La présidente régionale des “Badianou Gox” (marraines de quartier) de Diourbel, Fatma Diop, a salué la tenue de la rencontre en prélude aux pré-assises nationales citoyennes sur les droits des femmes et des filles au Sénégal qui, selon elle est destinée à renforcer les capacités des leaders féminins dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
MNF/ABB

