SENEGAL-EDUCATION-ENSEIGNEMENT
Dakar, 30 juil (APS) – La réussite de la mise en ouvre de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050 dépendra de la capacité du pays à former davantage de compétences en mathématiques, en sciences, en technologies et en innovation, a déclaré le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye.
‘’L’excellence scientifique demeure un enjeu majeur pour la compétitivité du Sénégal et pour la réussite de sa stratégie de développement’’, a-t-il notamment dit.
Convaincu de cela, il a expliqué que développement des filières scientifiques et techniques fonde l’engagement de l’Etat à en faire une priorité nationale.
Bassirou Diomaye s’exprimait ainsi, jeudi, dans son discours prononcé lors de la cérémonie de remise des prix du Concours général 2026.
‘’L’ambition du Sénégal est de bâtir sa prospérité sur les mathématiques, la science, la technologie et l’innovation’’, a-t-il lancé.
Il a également souligné que cette orientation constitue l’une des conditions indispensables à l’émergence d’une économie compétitive, souveraine et créatrice d’emplois qualifiés.
S’adressant aux acteurs de l’éducation et de l’enseignement, il a indiqué que les résultats demeurent pour le moment insuffisants au regard des ambitions nationales.
Pour étayer ses propos, il a relevé que la proportion d’élèves inscrits dans les séries scientifiques du secondaire général est restée pratiquement stable, passant de 21,7 % en 2020 à 21,4 % en 2025, tandis que la part des nouveaux inscrits en classe de seconde S a diminué de 27,5 % à 25,8 % sur la même période.
‘’Il nous faut résolument travailler à inverser cette tendance, en privilégiant les filières scientifiques et techniques dans le cadre de la refondation du système éducatif’’, a insisté le chef de l’Etat.
Selon lui, les décisions prises dans le domaine de l’éducation détermineront la place qu’occupera demain le Sénégal parmi ‘’les grandes nations de savoir, d’innovation et de progrès’’.
Il a dans le même temps rappelé la nécessité de poursuivre la transformation du système éducatif pour répondre aux défis scientifiques, technologiques et économiques du pays.
Dans cette dynamique, plusieurs initiatives ont déjà été engagées, selon lui, pour améliorer l’attractivité et la qualité de l’enseignement scientifique.
La création du Lycée scientifique d’Excellence de Diourbel, le déploiement des Lycées Nation-Armée pour la qualité et l’équité (LYNAQUE), ainsi que la mise en œuvre d’innovations didactiques destinées à renforcer les apprentissages en mathématiques, en sciences et en technologies, entrent dans ce cadre, selon lui.
Pour le chef de l’État, le Concours général constitue également un levier pour susciter des vocations scientifiques auprès des élèves, estimant que cette compétition nationale doit contribuer à instaurer ‘’un environnement favorable à l’éclosion de l’esprit scientifique’’ au sein des établissements scolaires.
Bassirou Diomaye Faye a, en outre, appelé à une mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative afin de remédier à la situation des nombreux lycées qui ne disposent toujours pas de terminale S1.
‘’Nous devons unir toutes les forces et intelligences de la communauté éducative pour éradiquer la situation tragique de trop nombreux lycées sans terminale S1, le fleuron de notre système éducatif et le creuset de l’excellence comme les résultats des six décennies du Concours général l’ont démontré’’, a-t-il exhorté.
Il a réaffirmé la volonté de l’État de poursuivre les investissements destinés à améliorer la qualité de l’enseignement des disciplines scientifiques et techniques, ‘’levier essentiel pour renforcer les capacités d’innovation du pays’’.
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