SENEGAL-SOCIETE
Ziguinchor, 27 jan (APS) – L’Agence nationale de l’état civil (ANEC) prévoit d’installer un logiciel de pré-déclaration des faits d’état civil dans les structures sanitaires, afin d’améliorer la remontée des informations sur les naissances, les décès et les mariages, a annoncé, mardi, à Ziguinchor, son directeur général, Matar Ndao.
Ce dispositif sera mis à la disposition des agents de santé, des officiers d’état civil et des auxiliaires, notamment les délégués et les “Badienou Gokh” (marraines de quartier), pour prendre en charge les déclarations qui ne se font pas systématiquement dans les hôpitaux, a-t-il indiqué.
“Beaucoup de faits d’état civil ne sont pas remontés parce qu’ils surviennent hors des structures sanitaires. Ce logiciel permettra de combler ce gap”, a expliqué M. Ndao, à l’issue d’une mission de terrain dans le sud du pays.
Il s’est notamment rendu à Marsassoum, dans la région de Sédhiou, pour s’enquérir de la situation de l’état civil dans cette localité marquée par des saisies d’actes de naissance et des soupçons de faux impliquant certains personnels.
La délégation de l’ANEC a eu des échanges avec le maire de la commune, les chefs et délégués de quartier, en vue d’établir un diagnostic partagé et de proposer des solutions durables.
Parmi celles-ci figurent le renforcement du capital humain, l’accompagnement matériel et la digitalisation complète des procédures.
L’ANEC a également profité de sa participation au comité régional de développement (CRD) organisé par l’Agence régionale de développement (ARD) de Ziguinchor, pour sensibiliser les maires sur les circulaires de l’État, notamment celles relatives à l’utilisation de logiciels non homologués.
“Certains logiciels clandestins présentent de sérieux risques pour la sécurité des données personnelles des citoyens”, a averti M. Ndao.
Il a par ailleurs relevé des manquements dans la gestion des volets d’état civil, rappelant que le logiciel, conçu et certifié par l’État, demeure le seul outil officiellement autorisé. Gratuit, il permet aux citoyens d’obtenir leurs actes dans n’importe quelle commune du pays, y compris via des plateformes numériques.
“L’objectif est de disposer d’un état civil fiable, sécurisé et contrôlable, afin de mettre un terme aux pratiques frauduleuses”, a conclu le directeur général de l’ANEC.

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