SENEGAL-RELIGION-NECROLOGIE
Birkilane, 4 sept (APS) – La communauté religieuse de Diamal-Santhie, quartier périphérique de Diamal, dans le département de Birkilane (Kaffrine, centre), est plongée dans le deuil à la suite du décès de son khalife, Serigne Cheikh Ahmadou Tidiane Cissé, dit Baye Cheikh Tidiane Raby, à l’âge de 64 ans, a constaté un reporter de l’APS.
Le Khalife de Diamal-Santhie est décédé jeudi à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff, à Dakar suite à un accident de la circulation. Il a été inhumé au cimetière de Diamal dans la nuit du jeudi au vendredi.
Dans un message posté sur sa page Facebook, le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye a fait part de sa ”profonde affliction”, avant de s’incliner ”devant sa mémoire et présente ses condoléances émues à sa famille, à la communauté de Diamal-Santhie et à l’ensemble des fidèles”
Fils de El Hadji Ahmadou Cissé, plus connu sous le nom de Baye Dame Cissé, Serigne Cheikh Ahmadou Tidiane Cissé était une figure religieuse importante de cette famille établie à Diamal-Santhie.
Le défunt khalife a grandi à Diamal-Santhie où il a effectué l’essentiel de sa formation religieuse auprès de son père et de ses frères aînés.
”Il a notamment évolué sous l’encadrement de ses grands frères, parmi lesquels El Hadji Aliou Seutou Cissé et Serigne Ass Cissé, auxquels il vouait respect et considération” , a expliqué Mouhamed Djibel Cissé, un membre de la famille.
Une cité religieuse née dans le sillage de Diamal
Diamal-Santhie constitue l’un des prolongements historiques de Diamal, une cité religieuse réputée pour son statut de pôle du savoir islamique.
Le quartier a été fondé par El Hadji Ahmadou Cissé, plus connu sous le nom de Baye Dame Cissé, présenté comme un proche fidèle de El Hadji Abdoulaye Cissé, fondateur de Diamal, d’après, El Hadji Omar Cissé, son cousin.
Implanté à la périphérie de Diamal, Diamal-Santhie s’est progressivement affirmé comme une cité à forte identité religieuse, portée par la descendance de Baye Dame Cissé et par la transmission de l’enseignement religieux au sein de la famille, a-t-il signalé.
À l’entrée de la cité, un imposant baobab constitue l’un des éléments remarquables du paysage. Quelques mètres plus loin se dresse une grande mosquée dotée de deux minarets, au milieu de vastes concessions familiales qui témoignent de l’ancrage ancien de cette communauté.
Depuis l’annonce du décès du khalife, c’est le ballet des fidèles, de proches, d’autorités territoriales et de personnalités venues de différentes localités pour présenter leurs condoléances à la famille éplorée.
Parmi les visiteurs figurent notamment des autorités territoriales et des parlementaires, dont le député Samba Dang, ainsi que de nombreux fidèles venus de différentes contrées du pays.
Sous une grande tente installée dans la cour familiale, les visiteurs se succèdent dans une atmosphère empreinte de recueillement. Le gazouillement d’oiseaux perchés sur des arbres à l’ombre généreuse accompagne les échanges de condoléances, donnant à cette demeure familiale une ambiance à la fois sobre et profondément marquée par le deuil.
D’après certains témoignages, le défunt Khalife était un régulateur social humble, d’un commerce facile. Il était aussi réputé pour son engagement dans le travail, surtout dans l’agriculture.
CTS/MTN
