Deux ans au pouvoir : le pari social du président Faye malgré les contraintes budgétaires
Deux ans au pouvoir : le pari social du président Faye malgré les contraintes budgétaires

SENEGAL-ANNIVERSAIRE-SOCIETE

Dakar, 24 mars (APS) – En deux ans de magistère, le président Bassirou Diomaye Faye et son régime ont pris des mesures sociales importantes dans les secteurs de la santé et de l’éducation, en vue d’améliorer le quotidien des Sénégalais. 

Dans son traditionnelle adresse à la nation, le soir du Nouvel An 2026, le chef de l’Etat avait annoncé une hausse des investissements publics avec une priorité accordée à l’éducation et la santé notamment. 

EDUCATION : S’agissant des promesses touchant à ces secteurs, Bassirou Diomaye Faye, élu le 24 mars 2024 dès le premier tour, et investi le 2 avril, a annoncé une enveloppe de 62,8 milliards francs CFA destinée à la construction d’infrastructures éducatives, dont 2 500 salles de classe, afin de résorber le gap des abris provisoires et réduire la surpopulation des établissements d’enseignement. 

Cette annonce vise en définitive à faire du droit à l’accès à l’école une réalité tangible, en droite ligne de l’importance accordée à l’investissement à long terme dans le capital humain, qui figure en bonne place dans l’Agenda national de transformation du pays, “Vision Sénégal 2050”.

Malgré ces efforts, les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’enseignement supérieur connaissent des soubresauts marqués par des grèves de syndicats de médecins et d’étudiants.

Le point d’orgue de ces tensions a été la mort, le 9 février dernier, d’Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de médecine à l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD), après que des forces de l’ordre sont intervenues sur le campus social pour disperser des protestations contre la réforme du système d’attribution des bourses et la fermeture des restaurants universitaires. 

SANTE : Dans le même temps, le chef de l'(Etat a promis une augmentation de 91 milliards de francs CFA pour la “construction de 35 centres de santé communautaires de haut niveau”, “l’achèvement de l’hôpital d’oncologie de Diamniadio” et le renforcement des installations médicales sur tout le territoire national.  

Quelques mois auparavant, le 30 juillet 2025, en Conseil des ministres, le président Faye donnait des orientations dans le sens d’améliorer la prise en charge des maladies chroniques (insuffisance rénale, cancer), la revitalisation du Programme élargi de vaccination (PEV), l’amélioration du fonctionnement des Centres hospitaliers universitaires (CHU) et le renforcement de la formation des professionnels de santé.  

Au plan social et de l’amélioration du pouvoir d’achat, des mesures fortes ont été prises, portant notamment sur des baisses de prix de plusieurs produits de première nécessité ont été notées. Elles se sont chiffrées à 342,5 milliards de francs CFA en 2025, selon le gouvernement, qui a promis de poursuivre cet effort au cours de cette année. 

Mieux, le gouvernement, à travers la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (DGPSN), a annoncé le paiement à partir de jeudi dernier, veille de la célébration de la fête de Korité ou Aid el-Fitr, le paiement des bourses sociales, comptant pour le premier trimestre de l’année 2026, aux 355 013 ayants droit à hauteur de 35 000 francs CFA chacun.

Fait notable : ces mesures de baisse de prix sont intervenues dans un contexte de tensions financières exacerbées par un déficit budgétaire évalué à 14% du PIB en 2024 par la Cour des comptes, et une dette publique de 132% du PIB, selon le Fonds monétaire international.

Sur cette base, l’institution de Bretton Woods n’a pas reconduit son programme d’accompagnement de l’Etat sénégalais depuis l’arrivée du président Diomaye Faye au pouvoir, il y a deux ans.  

ABB/BK/HB