Dakar, 26 avr (APS) – Des acteurs du développement de la petite enfance ont partagé leurs préoccupations relatives aux obstacles à la prise en charge correcte de cette couche sociale, mercredi, à Dakar, a constaté l’APS.

Lors d’une assemblée générale du Réseau national des acteurs pour le développement de la petite enfance (RENADPE), ils ont préconisé ‘’une promotion plus efficace du développement de la petite enfance au Sénégal’’.

‘’Le renforcement du partenariat multi-acteurs (Etat et organisations de la société civile) dans la réalisation de l’ODD 4’’ était le thème de l’assemblée générale.

L’ODD 4, le quatrième des objectifs de développement durable fixés par les Nations unies, est d’‘’assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie’’.

‘’Nous sommes en train de renforcer la collaboration avec toutes les organisations de la petite enfance, pour relever le taux brut de préscolarisation, qui est de 18,2 %. Notre objectif est d’atteindre 64,6 % d’ici à 2030’’, a dit la directrice générale de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (ANPECTP), Maïmouna Cissokho Khouma.

Mme Khouma, qui présidait la rencontre, estime que ‘’l’engagement et l’implication de tous’’ les acteurs concernés sont nécessaires pour l’atteinte de cet objectif.

‘’Le RENADPE joue sa partition depuis bien longtemps, auprès de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits’’, a-t-elle reconnu.

Selon la directrice générale de l’ANPECTP, ce réseau d’acteurs du développement de la petite enfance est ‘’un partenaire technique et stratégique’’, ce qu’a confirmé le président du RENADPE, Dahirou Mbaye.

Les membres du réseau entretiennent ‘’un partenariat multi-acteurs’’, entre l’Etat et les organisations de la société civile, ‘’pour prendre à bras-le-corps les difficultés […] de la petite enfance’’.

Selon M. Mbaye, il s’agit – ces difficultés – de la faiblesse du taux de prise en charge de la petite enfance, du ‘’pilotage éclaté’’ de ce sous-secteur, de ‘’l’insuffisance des ressources allouées à la petite enfance’’.

Le président du RENADPE relève aussi l’‘’insuffisante responsabilité des collectivités locales, malgré l’acte 3 de la décentralisation’’, la réforme des collectivités territoriales en vigueur depuis 2014.

‘’Beaucoup d’enfants n’ont pas accès à des services de qualité’’ et sont confrontés à ‘’un taux de prise en charge très faible, malgré les investissements faits par les acteurs’’, a signalé Dahirou Mbaye.

Mariam Sow, la présidente d’Enda Tiers-monde, un réseau international d’organisations non gouvernementales, partenaire du RENADPE, souligne que ‘’le développement de la petite enfance est un programme global’’ incluant à la fois des services de nutrition, d’éducation et de protection.

‘’Le maillon de la petite enfance compris entre 3 et 5 ans est un élément fondamental dans les crises que nous vivons’’, a-t-elle signalé, estimant qu’‘’il ne sert à rien de [prendre en charge] les enfants du monde urbain en laissant ceux du milieu rural’’.

Le RENADPE a été créé le 31 octobre 2014 par un groupe d’acteurs de la société civile.

MFD/ESF

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