Des organisations dénoncent la décision de débaptiser une partie de l’Avenue Cheikh Anta Diop
Des organisations dénoncent la décision de débaptiser une partie de l’Avenue Cheikh Anta Diop

SENEGAL-SOCIETE-PATRIMOINE

Dakar, 7 mai (APS) –Des organisations panafricanistes du Sénégal ont annoncé, jeudi à Dakar, leur intention de saisir les plus hautes autorités du pays afin d’obtenir l’annulation de la délibération du Conseil municipal de Mermoz–Sacré-Cœur débaptisant une partie de l’Avenue Cheikh Anta Diop.

“Nous allons saisir directement les plus hautes autorités pour faire annuler cette décision du Conseil municipal”, a déclaré Saliou Diop, membre du mouvement Carbone 14, lors d’un point de presse consacré à la cérémonie de dénomination organisée le 2 mai dernier par la municipalité de Mermoz–Sacré-Cœur.

Outre la saisine des plus hautes autorités, ces organisations panafricanistes envisagent d’organiser des manifestations, des actions de sensibilisation et d’autres initiatives de protestation afin ”d’exercer une pression” sur les autorités municipales de Mermoz-Sacré-Cœur.

Cette portion de l’avenue Cheikh Anta Diop a été rebaptisée au nom de Serigne Modou Kara Mbacké, chef religieux et petit-fils de Mame Thierno Birahim Mbacké, frère cadet du fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké.

Les organisations panafricanistes qualifient cette décision de “juridiquement nulle et non avenue”, au motif que “l’autorité en question n’a pas les prérogatives” de débaptiser une partie de cette avenue qui traverse quatre communes, à savoir la Médina, Fann–Point E, Mermoz–Sacré-Cœur et Ouakam.

Saliou Diop a rappelé que l’Avenue Cheikh Anta Diop avait été dénommée ainsi par le décret n° 87-382 du 30 mars 1987, signé par le président Abdou Diouf en hommage à l’illustre égyptologue sénégalais, un an après sa disparition le 7 février 1986.

Les organisations panafricanistes ont estimé que la décision du Conseil municipal relève de motivations ”purement politiciennes et constitue un manque de respect total à la mémoire du professeur Cheikh Anta Diop”.

BAB/MTN