Des infestations de chenilles légionnaires signalées dans la région de Kaolack
Des infestations de chenilles légionnaires signalées dans la région de Kaolack

SENEGAL-AGRICULTURE-MENACES

Kaolack, 20 août (APS) – Le chef de base de surveillance et d’alerte agricole de Sokone (centre), Alioune Coundoul, a fait état de l’apparition d’infestations de chenilles légionnaires dans certaines localités de la région de Kaolack, dont Taïba Niassène et Ndiédieng.

“A chaque hivernage, il y a forcément des infiltrations de ravageurs sur les grandes cultures, tels que le mil, l’arachide, le sorgho, le maïs, etc. Dans la commune de Taïba Niassène, dans le département de Nioro du Rip, une zone très productrice de maïs, et dans la commune de Ndiédieng, dans le département de Kaolack, nous avons constaté des infestations de la chenille légionnaire”, a-t-il signalé.

Il renseigne que dans la zone de Médina Sabakh, “il y a moins d’infestations par rapport aux deux localités citées plus haut”, a assuré M. Coundoul, notant qu’il deux types de chenille sont enregistrées dans cette zone, à savoir la chenille légionnaire, qui attaque le maïs hybride, et la chenille africaine, qui ravage les champs de mil.

“Dès les premières pluies, une semaine après la levée des cultures, ce sont ces chenilles-là qui attaquent les cultures au stade plantule. Pour parer à cette situation, nous avons mis en place un dispositif appelé +unité de protection des végétaux+, un véhicule de type 4X4 sur lequel on a installé un appareil de traitement qui peut traiter entre 150 et 200 hectares par jour”, a indiqué le chef de base de surveillance et d’alerte agricole de Sokone.

Alioune Coundoul renseigne que “plus de 200 hectares” ont été traités à Taïba Niassène et Ndiédieng.

“La chenille légionnaire est un ravageur qui est inféodé au maïs. Depuis son apparition au Sénégal, en 2016, chaque année, elle attaque le maïs, et Taïba Niassène est la zone la plus vulnérable dans cette zone, parce que c’est la localité où l’on cultive le plus cette spéculation, particulièrement la variété hybride”, a-t-il souligné.

Le chef de base de surveillance et d’alerte agricole de Sokone fait toutefois observer que le maïs ordinaire résiste le mieux, dans cette zone, aux attaques de chenilles et de sauteriaux.

En fin d’hivernage, poursuit M. Coundoul, ce sont les cantharides, des insectes floricoles, qui attaquent le mil et le riz au moment de la floraison.

“Actuellement, la situation est calme par rapport aux infestations des ravageurs sur le mil et sur le maïs, parce qu’il y a beaucoup de précipitations, alors que la pluie est un facteur important pour la lutte, participant à l’éradication de la chenille légionnaire”, a rassuré le chef de base de surveillance et d’alerte agricole de Sokone.

ADE/FKS/BK