Des femmes marchent pour une justice climatique fondée sur l’action et la solidarité
Des femmes marchent pour une justice climatique fondée sur l’action et la solidarité

SENEGAL-ENVIRONNEMENT

Dakar, 24 oct (APS) – Des femmes de différentes communautés du Sénégal ont marché samedi pour alerter sur les conséquences du changement climatique qui impacte leur quotidien, appelant à des réponses concrètes, notamment en matière de financement, de transition énergétique et de protection des populations vulnérables.

A quelques jours de l’ouverture de la COP31 en Turquie (9-20 novembre), cette mobilisation initiée par l’association “Vacances Vertes” entend rappeler que la crise climatique dépasse les seules questions environnementales.

Le changement climatique contribue à aggraver la pauvreté, la précarité énergétique et les inégalités sociales, particulièrement celles auxquelles les femmes sont confrontées, font valoir les initiateurs de la marche.

Prenant part à cette initiative, Ibrahima Fall, représentant de la Direction du changement climatique, de la transition écologique et des financements verts, a souligné que les femmes doivent être pleinement reconnues comme des actrices majeures de la sensibilisation, de la résilience des communautés et de la transformation écologique.

“L’action climatique ne se limite pas aux négociations internationales. Elle se construit dans nos communautés, à travers les changements de comportement et l’engagement citoyen”, a-t-il déclaré, saluant une mobilisation qui favorise les synergies entre les institutions publiques, les organisations de la société civile et les citoyens.

“Face au changement climatique, les femmes ne sont pas seulement les plus exposées, elles sont parmi les forces qui apportent des solutions”, a insisté Ibrahima Fall, appelant à une mobilisation collective pour un Sénégal plus résilient et sobre en carbone.

Au cœur des revendications des marcheuses, figure la reconnaissance de la vulnérabilité particulière des femmes rurales, qui disposent souvent d’un accès plus limité à la terre, aux ressources financières et productives.

De même les femmes rurales n’ont pas suffisamment accès à l’éducation et aux opportunités économiques, alors qu’elles sont directement confrontées aux effets du dérèglement climatique, notent les marcheuses.

Khady Camara, leur porte-parole, a notamment alerté sur les conséquences des inondations, des sécheresses, de la dégradation des terres, de l’érosion côtière et des perturbations des saisons agricoles sur les moyens de subsistance des communautés.

Ces phénomènes menacent la sécurité alimentaire et fragilisent davantage les populations déjà exposées à la pauvreté, dit-elle.

Des femmes marchent pour une justice climatique fondée sur l’action et la solidarité

Face à cette situation, Mme Camara appelle à une meilleure prise en compte des réalités locales dans les politiques climatiques.

Elle a préconisé un investissement accru dans la restauration des écosystèmes, en vue de contribuer au developpement des économies des terroirs à travers des pratiques agricoles durables et des infrastructures vertes.

Khady Camara a également plaidé pour “des financements climatiques prévisibles et accessibles” aux pays vulnérables, privilégiant les dons plutôt que les prêts.

À l’approche de la COP31, prévue à Antalya, en Turquie, les participantes souhaitent que les négociations internationales débouchent sur des “engagements concrets” en faveur de la transition écologique et d’une répartition plus équitable des efforts et des ressources.

Des femmes marchent pour une justice climatique fondée sur l’action et la solidarité

La justice climatique implique ainsi de transformer les modes de production et de consommation, de protéger les ressources naturelles et de renforcer le rôle des femmes dans les décisions relatives à l’environnement, ont indiqué les marcheuses.

NSS/BK