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Dakar, 16 sept (APS) – Un atelier national de sensibilisation visant à accélérer l’appropriation et la mise en œuvre du Traité des Nations unies sur la haute mer (Accord BBNJ) s’est ouvert mercredi, à Dakar, en vue de de pousser l’ensemble des acteurs nationaux à s’approprier ce nouvel instrument juridique international en vue d’accélérer sa ratification.
Des parlementaires, des membres du gouvernement et des experts de divers secteurs prennent part à cette rencontre dont l’ambition est de contribuer à une appropriation et une mise en œuvre rapide du Traité des Nations unies sur la haute mer ou traité sur la biodiversité au-delà de la juridiction nationale, communément appelé Accord BBNJ en anglais (Biodiversity Beyond National Jurisdiction Treaty).
L’atelier, consacré à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones ”ne relevant pas de la juridiction nationale” doit permettre de poser les jalons d’une stratégie collective sénégalaise, a déclaré le représentant du directeur des Aires marines et communautés protégées, Jean Valentin Samedy.
“L’objectif principal de cette rencontre est d’informer, de mobiliser et de pousser l’ensemble des acteurs nationaux à s’approprier ce nouvel instrument juridique international, afin d’accélérer le processus de ratification et de mise en œuvre par le Sénégal”, a-t-il souligné.
Financé avec l’appui du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), cet atelier vise à “poser les bases d’une gestion collective de la haute mer”.
Selon M. Samedy, la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale représente plus de la moitié de la surface de la planète et échappe pour l’instant aux juridictions étatiques, tout en abritant une biodiversité exceptionnelle essentielle à la régulation du climat.
“Pour le Sénégal, un État profondément tourné vers l’océan dont l’économie bleue et la sécurité alimentaire dépendent de la mer, l’accord BBNJ ne doit pas être perçu comme une simple contrainte juridique”, a-t-il insisté, précisant qu’il constitue une opportunité stratégique pour renforcer la souveraineté scientifique du pays, améliorer ses capacités de négociation et garantir sa participation active à la gouvernance internationale de l’océan.

La mise en œuvre de cet accord ne relève pas d’un seul ministère, mais “exige une synergie globale impliquant l’Environnement, les Affaires étrangères, la Pêche, la Recherche scientifique, la Justice, le Parlement, le secteur privé, les universités ainsi que les organisations de la société civile”, a indiqué Jean Valentin Samedy.
D’après lui, les travaux devront permettre de clarifier les responsabilités institutionnelles, d’identifier les besoins juridiques et de jeter les bases d’un renforcement des compétences technologiques et scientifiques.
“L’enjeu est de permettre au Sénégal de tirer pleinement profit des retombées de la recherche biologique marine et de s’affirmer non plus comme un simple bénéficiaire, mais comme un producteur de connaissances sur la scène océanique internationale”, a souligné M. Samedy.
Abondant dans le même sens, le député Samba Dang a salué l’engagement de l’Assemblée nationale du Sénégal, “l’une des premières à ratifier l’Accord BBNJ”.
M. Dang, vice-président à l’Assemblée nationale et par ailleurs président de la commission du développement durable et de la transition écologique de cette institution, a rappelé que cet atelier se tient dans un contexte crucial, juste avant la première Conférence des parties (COP) sur le traité de la haute mer, prévue du 11 au 22 janvier 2027 au siège des Nations unies, à New York.
Le parlementaire a insisté sur l’importance de l’application effective du traité sur le plan normatif, ainsi que sur la nécessité pour l’Afrique de profiter des mécanismes de financement et d’assistance technique pour combler ses limites technico-scientifiques.
Il a exhorté ses collègues à exercer pleinement leurs missions régaliennes de plaidoyer et de dialogue politique, en s’alignant avec les priorités du nouveau plan stratégique “Sénégal 2050”, afin que les recommandations issues de cette rencontre se traduisent en actions concrètes pour les pouvoirs publics et les populations.
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