Des acteurs misent sur le plaidoyer régional pour promouvoir l’agroécologie
Des acteurs misent sur le plaidoyer régional pour promouvoir l’agroécologie

SENEGAL-AFRIQUE-AGRICULTURE

Thiès, 3 sept (APS) – L’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA), en collaboration avec ses partenaires ouest-africains de la plateforme 3AO, a organisé mercredi à Thiès, une conférence de presse visant à promouvoir l’agroécologie à travers une stratégie de plaidoyer régional, en marge du Forum africain sur les systèmes alimentaires de l’AGRA.

Selon Absa Mbodj, coordonnatrice de la dynamique pour une transition agroécologique au Sénégal, cette structure a opté cette fois-ci pour une “approche au sein et en dehors” du Forum africain sur les systèmes alimentaires de l’AGRA, qui se tient à Dakar depuis le 1-er septembre.

“Nous sommes en train de promouvoir l’agroécologie, à travers une stratégie de plaidoyer régional qui a été rédigée par les 14 pays de l’Afrique de l’Ouest depuis le mois d’avril”, a indiqué Mme Mbodj.

Selon elle, la campagne de promotion de l’agroécologie dans ces 14 pays, a notamment achoppé sur la question des bio-intrants, c’est-à-dire les biofertilisants et les bio-protecteurs.

“L’intégration de biofertilisants englobe beaucoup de choses dans cette stratégie de plaidoyer que nous développons et que nous présentons pour l’Afrique de l’Ouest”, a dit la coordinatrice de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique.

”Nous demandons qu’il puisse y avoir une intégration de biofertilisants, mais pas dans un esprit de remplacer une dépendance par une dépendance”, a-t-elle plaidé.

Absa Mbodj a précisé que l’idée est de faire en sorte que les biofertilisants “puissent soutenir une économie locale”, d’autant qu’au Sénégal, des entreprises produisant ces engrais organiques collaborent depuis quatre ans avec le gouvernement qui subventionne ce type de fertilisant.

“Dans des pays comme le Sénégal, le Kenya”, qui seront rejoints plus tard par d’autres, “les acteurs ont travaillé à partir de la base pour proposer des stratégies nationales d’agroécologie”, a noté Famara Diédhiou, chargé de programme pour l’Afrique de l’Ouest à AFSA.

Il a souligné que face aux offres de politique en gestation, l’agriculture africaine doit se bâtir sur les potentialités locales.

En d’autres termes, en Afrique de l’Ouest, sur le continent africain de manière générale, “ce sont les exploitations agricoles familiales qui sont à la base de la production alimentaire”.

BT/ADI/OID/BK