SENEGAL-SANTE-POINT
Richard-Toll, 15 avr (APS) – Le district sanitaire de Richard-Toll (nord) n’a enregistré que trois cas de lèpre depuis 2025, dont celui concernant une fillette de moins de 10 ans, a indiqué, mercredi, le médecin-chef dudit district sanitaire, docteur Latyr Diouf.
“Depuis l’année dernière, nous n’avons enregistré que trois cas de lèpre. Tous les patients sont actuellement sous traitement. La présence d’un enfant parmi les personnes atteintes montre que, malgré le faible nombre de cas, la transmission de la maladie reste active”, a-t-il précisé lors d’un entretien avec l’APS.
”Unissons-nous, agissons, éliminons” est le thème choisi cette année pour la 73e édition de la Journée mondiale de lutte contre la lèpre, prévue ce jeudi à Touba.
Le médecin rappelle que la lèpre est une maladie infectieuse chronique causée par une bactérie appelée Mycobacterium leprae, ou bacille de Hansen, qui se transmet par contact étroit et prolongé avec une personne infectée non traitée, principalement à travers les gouttelettes respiratoires.
Il a toutefois tenu à rassurer les populations, en soulignant que la maladie est “peu contagieuse” et se guérit complètement, grâce à un traitement gratuit disponible au Sénégal, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé.
Il a rappelé que le Sénégal a atteint, depuis 1995, le seuil d’élimination défini par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), soit moins d’un cas pour 10 000 habitants, tout en signalant la persistance de quelques foyers dans certaines zones.
Selon docteur Diouf, les signes de la lèpre sont principalement “cutanés et neurologiques”, et consistent notamment en des taches insensibles sur la peau, des engourdissements ou des picotements au niveau des membres.
“A un stade avancé, la maladie peut entraîner des plaies indolores ainsi que des déformations des mains et des pieds”, a-t-il ajouté.
Il a insisté sur l’importance du dépistage précoce pour interrompre la transmission et prévenir les complications, invitant les populations à aller se faire consulter dès l’apparition de signes suspects.
Le médecin-chef de district a également évoqué la stigmatisation comme un obstacle à la prise en charge, tout en saluant les efforts des équipes sanitaires locales dans la détection et le suivi des cas.
Le traitement est disponible gratuitement dans les structures de santé, a-t-il rappelé, assurant que les efforts se poursuivent en vue d’éradiquer la maladie dans le district sanitaire de Richard-Toll.
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