Dakar, 5 déc (APS) – La circulation des personnes et des marchandises sur le corridor Dakar-Bamako s’effectue dans des conditions satisfaisantes, mais il arrive que les transporteurs soient confrontés à des lenteurs au port de Dakar, a appris l’APS d’acteurs de cette voie commerciale reliant le Mali et le Sénégal, au terme d’un récent atelier à Dakar.

L’exécution du Projet d’amélioration de la compétitivité du corridor Dakar-Bamako est satisfaisante, a reconnu Boubacar Mballo, un fonctionnaire malien, conseiller technique au ministère de l’Industrie et du Commerce de son pays.

‘’Nous retenons que la mise en œuvre des activités du corridor est satisfaisante des deux côtés. Au Mali, nous avons un taux d’exécution de près de 80 %. Au Sénégal, le taux d’exécution est d’environ 50 %’’, a dit M. Mballo dans un entretien avec l’APS, au terme d’un atelier organisé début novembre à Dakar par le comité conjoint chargé du suivi du corridor Dakar-Bamako.

M. Mballo, qui dirigeait la délégation malienne, exhorte les gouvernements malien et sénégalais à ‘’renforcer’’ la compétitivité de cette voie par laquelle s’effectuent d’importants échanges commerciaux entre les deux pays.

‘’Il y a la nécessité de renforcer et de diversifier le transport multimodal pour contribuer à désengorger le port de Dakar et la ville de Dakar’’, a proposé Boubacar Mballo.

‘’Il faut aussi réhabiliter le pont entre Kidira et Diboli, qui est vétuste, aménager des aires de repos et des parkings, renforcer les mesures de sécurité sur le corridor et veiller à ce qu’il y ait des secours en cas d’accident’’, a suggéré M. Mballo aux autorités des deux pays.

‘’Nous lançons un appel fort aux deux gouvernements’’

Le comité conjoint chargé du suivi du corridor Dakar-Bamako a décidé d’‘’élaborer un nouveau plan d’action, dont le financement sera assuré par les gouvernements sénégalais et malien, notamment le secteur privé’’, a-t-il annoncé, rappelant qu’un précédent plan avait été financé par la GIZ, l’agence de coopération technique du gouvernement allemand.

La compétitivité du corridor reliant les capitales du Mali et du Sénégal est d’autant plus importante que les deux pays sont concernés par le projet de zone de libre-échange continentale de l’Union africaine (Zlecaf), a signalé le conseiller technique du ministère malien de l’Industrie et du Commerce.

‘’Cette zone de libre-échange va poser des défis de compétitivité pour nos deux États. Dans cette perspective, nous lançons un appel fort aux deux gouvernements en les invitant à financer ce nouveau plan d’action’’, a dit Boubacar Mballo.

Le représentant de la Coordination des professionnels des transports routiers du Sénégal (CPTRS), Momar Sourang, a invité les deux États à exploiter les conclusions et les recommandations de la rencontre du comité de suivi du corridor.

Lors de cette rencontre, ‘’nous avons recommandé la mise en place d’un observatoire des transports par les deux pays, avec la contribution du secteur privé’’, a dit M. Sourang à l’APS.

Pour renforcer la compétitivité du corridor Dakar-Bamako, il faudra aussi remédier aux ‘’lenteurs’’ liées aux procédures administratives ou douanières au port de Dakar.

‘’Nous avons demandé à ce qu’il y ait deux membres observateurs du secteur privé du Mali et du Sénégal, des représentants des transporteurs, au conseil d’administration du Port autonome de Dakar, pour que nous puissions parler de nos doléances aux autorités’’, a proposé Momar Sourang.

Il arrive que des armateurs et concessionnaires travaillent dans des ‘’conditions inhumaines’’ à Dakar, selon le représentant de la CPTRS. ‘’On voit des chauffeurs rester dans leur voiture pendant de longues heures pour charger des marchandises’’, a signalé M. Sourang.

LBD/ESF/OID/AKS

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