SENEGAL-AFRIQUE-SOCIETE
Dakar, 23 juin (APS) – Le président de la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ibou Guèye, a suggéré, mardi, à Dakar, l’harmonisation des cadres de contrôle parlementaire en matière de sécurité et de défense en Afrique de l’Ouest, afin de mieux contenir les menaces sécuritaires.
“Au regard des menaces transnationales et transfrontalières au niveau de la sous-région, il est important qu’on puisse harmoniser nos pratiques en tant que parlementaires et travailler à établir des cadres de contrôle parlementaire sur le plan de la défense et de la sécurité”, a-t-il soutenu.
M. Guèye s’exprimait en marge d’un atelier consacré à la réforme et la gouvernance du secteur de la sécurité, à l’intention des parlementaires de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Cette rencontre est organisée en partenariat avec la GIZ, l’agence de coopération internationale allemande pour le développement, l’Union européenne et le parlement de la CEDEAO.
Elle porte sur thème “Renforcer le contrôle parlementaire de la réforme du secteur de la sécurité en Afrique de l’Ouest : une application de la note d’orientation opérationnelle et du cadre politique de l’Union africaine sur la réforme sécuritaire”.
“Aujourd’hui, la question de la sécurité n’est pas la seule affaire des techniciens et des experts, c’est également l’affaire des parlementaires. Comme je l’ai rappelé tantôt, les fonctions des parlementaires sont de légiférer et de contrôler, mais avant tout, d’évaluer l’action de nos gouvernements”, a-t-il relevé.
Citant le cadre d’orientation de l’Union africaine comme levier principal dans le cadre de ces travaux, le parlementaire souligne l’importance de se l’approprier pour un meilleur travail d’harmonisation entre les pays membres.
“Il faudrait que nous soyons en capacité de pouvoir faire le travail de parlementaire convenablement et de faire en sorte que la réponse à ces menaces-là puisse être adéquate par rapport aux menaces auxquelles nous faisons face”, assure le député.
Pour ces menaces qui vont de l’extrémisme violent, au terrorisme, à la criminalité transfrontalière et aux trafics de tout genre (drogue, être humain, médicaments), “les solutions efficaces n’émaneront, selon lui, que des échanges entre pairs”.
Les solutions “reposant sur la coopération internationale sont désormais devenues incontournables”, a-t-il soutenu.
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