“Dakar, 24 jan (APS) – Le ministre de la Culture et du Patrimoine historique, Aliou Sow a rendu, mercredi, hommage à l’homme de lettres Ibrahima Hane décédé, lundi à Dakar, saluant “la trajectoire professionnelle” d’un ancien banquier devenu “un écrivain majeur” du Sénégal et de l’Afrique.

“C’est avec une immense tristesse que j’ai appris la disparition de l’écrivain Ibrahima Hane, le lundi 22 janvier 2024. Ibrahima Hane, que sa trajectoire professionnelle de banquier, ne semblait pas destiner aux lettres, est devenu par amour de la littérature, un écrivain majeur du Sénégal et de l’Afrique”, a-t-il dit dans un communiqué transmis à l’APS.

Avec le décès de Ibrahima Hane, “s’éloigne un membre éminent d’une catégorie d’écrivains portés par l’exigence d’une écriture sans concession car malaxée dans la pâte d’un savoir dense et de lectures variées et éclectiques”, selon Aliou Sow.

“L’écrivain Ibrahima Hane, sans le vouloir et sans le rechercher, a fait valoir le ministre, se pose en modèle et en référence pour les jeunes écrivains ainsi que pour tous ceux qui ont pour vocation de faire vivre la plume”.

Il a ajouté que “son œuvre lui survivra, vivra et influencera (…) des générations de lecteurs qui en tireront de leçons de vie et de savoir”.

Le ministre a relevé que Malgré sa discrétion, “Ibrahima Hane a été un écrivain drapé de la grâce du classique au sens noble, c’est-à-dire un féru de savoir, un travailleur acharné et un lecteur boulimique”.

Il a souligné que son roman “Les dieux de la brousse ne sont pas invulnérables” publié en 2022, prix spécial du jury du concours littéraire Orange du livre en Afrique en 2023, est ainsi marquée par “de solides références historiques et sociologiques impressionnantes” qui constituent le soubassement de la trame romanesque.

Présentant ses condoléances “émues” à ses proches et à la famille des écrivains, Aliou Sow a salué la mémoire de “cet immense écrivain” dont “la force de production et de création est rarement égalée”.

Selon le ministre, l’importance de son travail romanesque a été en particulier reconnu en 2023 au niveau international lorsqu’il fut distingué du Prix spécial du jury du Prix Orange en Afrique avec son œuvre “Les dieux de la brousse ne sont pas invulnérables”, “immense fresque sur les temps coloniaux”.

Ibrahima Hane qui a déjà une riche bibliographie avec les romans “Errance” (2016) et réédité en 2022, “Procès d’une vie” (2018), “L’écume du temps” (2020), avait des ouvrages à paraitre. Il s’agit de “L’Embrasement” (2023) en cours d’impression et “Entre courbes et méandres”, une énorme production de 1019 pages qui va paraitre en 2024, a informé le ministre Aliou Sow.

FKS/SBS/OID

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