Daouda Ngom évoque le caractère stratégique de la cybersécurité dans la transformation numérique de l’enseignement supérieur
Daouda Ngom évoque le caractère stratégique de la cybersécurité dans la transformation numérique de l’enseignement supérieur

SENEGAL-EDUCATION-TECHNOLOGIES

Dakar, 17 avr (APS) – Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, a rappelé le caractère stratégique de la cybersécurité dans la transformation numérique du secteur de l’éducation, insistant sur la nécessité d’une “dynamique collective” face aux cyberattaques.

S’exprimant lors d’une rencontre consacrée jeudi à l’évaluation du niveau de maturité en cybersécurité des infrastructures d’information critiques, à l’initiative du Centre des réseaux et systèmes d’information de son département, il indiqué que la cybersécurité ne peut plus être perçue comme une simple exigence technique et est devenue “un impératif stratégique”.

Le ministre a aussi fait savoir que les chantiers de digitalisation de son département sont en pleine expansion dans l’ensemble des secteurs, citant des domaines tels que la pédagogie, la recherche, l’action sociale, l’administration des personnels et la gestion financière.

Daouda Ngom a relevé que ces dynamiques contribuent également au “positionnement du Sénégal dans les classements internationaux en matière de gouvernance des données et de performance numérique”.

Rappelant le poids de l’information dans la gouvernance moderne, il a souligné que sa “crédibilité dépend d’une politique rigoureuse de sécurité des systèmes d’information et des infrastructures critiques, fondée sur la confidentialité, la sécurité, la disponibilité et l’intégrité des données”.

Le ministre a aussi alerté sur “l’exposition croissante” des infrastructures numériques à des menaces de plus en plus diversifiées, soulignant qu’elles hébergent des données sensibles relatives au personnel, aux étudiants et aux activités des établissements.

Dans ce contexte, a-t-il insisté, “la cybersécurité ne peut plus être perçue comme une simple exigence technique, mais doit être considérée comme un impératif stratégique”.

Le ministre de l’Enseignement supérieur a également plaidé pour une “évaluation permanente”  du niveau de maturité en cybersécurité, appuyée par une “veille technologique continue” et des investissements adaptés en ressources humaines, matérielles et financières.

“Il ne serait question d’évoluer en silos ou en ordres dispersés. Au contraire, nous devons décloisonner les ressources, mutualiser les expertises et favoriser l’interopérabilité”, a-t-il préconisé, appelant à une “dynamique collective” pour davantage faire face aux cyberattaques.

SMD/BK