Daouda Ngom annonce “une réforme approfondie” de la politique des bourses
Daouda Ngom annonce “une réforme approfondie” de la politique des bourses

SENEGAL-UNIVERSITES-SOCIAL

Dakar, 2 fév (APS) – Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom a annoncé, lundi, à Dakar, “une réforme approfondie et courageuse” de la politique des bourses de l’Etat sénégalais, en en vue de valoriser le mérite et la performance académique, tout en garantissant l’équité.

“Notre système actuel de bourses, régi principalement par le décret n° 2014-963 du 12 août 2014, fait aujourd’hui face à des défis importants”, a-t-il fait observer à l’ouverture d’un atelier national consacré à la préparation de cette nouvelle politique de bourses d’études dans l’enseignement supérieur.

La politique de bourses d’études constitue certes “un levier essentiel d’équité et de justice sociale, en permettant aux étudiantes et étudiants, notamment ceux issus de milieux modestes, d’accéder à une formation supérieure et d’y réussir”

Sauf que “l’augmentation continue des effectifs étudiants, les contraintes budgétaires, les exigences de qualité et de performance académique, ainsi que les nouvelles orientations stratégiques de l’État, imposent une réflexion approfondie et courageuse sur la soutenabilité, l’efficacité et l’équité du dispositif en vigueur”, a-t-il indiqué.

Daouda Ngom de préciser qu’il ne s’agit “pas simplement de réviser un texte réglementaire, “mais de repenser, de manière globale et concertée, une politique publique structurante, en l’alignant sur les priorités nationales de développement, sur les ambitions portées par la vision Sénégal 2050 et sur les standards de bonne gouvernance”.

Daouda Ngom annonce "une réforme approfondie" de la politique des bourses

Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, la réforme de la politique de bourses doit répondre à “plusieurs impératifs”, et doit “d’abord garantir l’équité, en veillant à une meilleure prise en compte des critères sociaux, tout en valorisant le mérite et la performance académique”.

Daouda Ngom a également évoqué un autre impératif lié à “la soutenabilité financière du système, afin de préserver sa pérennité et d’éviter les tensions récurrentes qui affectent le paiement des allocations”.

La réforme doit enfin contribuer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur, en encourageant la réussite, la régularité des parcours et l’orientation vers les filières prioritaires pour le développement national, a-t-il dit.

L’atelier de deux jours, qui se veut “inclusif et participatif”, réunit l’ensemble des parties prenantes que sont les administrations publiques, les universités, les établissements privés, partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, ainsi que des représentants des étudiants.

Une “diversité d’acteurs” qui doit permettre “un dialogue franc, constructif et responsable, fondé sur des données objectives, des expériences vécues et une vision partagée de l’intérêt général”.

Il est attendu de cette rencontre des conclusions et recommandations “équilibrées et opérationnelles, capables de concilier les attentes légitimes des étudiants, les capacités de l’État et les exigences de performance du système”.

Le document qui résultera des discussions va servir de base à l’élaboration d’une nouvelle politique de bourses et à la révision du cadre réglementaire y afférent, selon le ministre.

Daouda Ngom annonce "une réforme approfondie" de la politique des bourses

ADL/BK