SENEGAL-FINANCES-NEGOCIATIONS
Dakar, 7 nov (APS) – Le ministère des Finances et du Budget a fait part jeudi ”d’avancées significatives et de bonnes perspectives” vers la mise en place d’un nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI) dont la mission à Dakar a pris fin le même jour.
”Il s’agit d’une perspective rassurante pour les deux parties”, peut-on lire dans un communiqué reçu des services du ministère des Finances et du Budget.
Ces négociations pour un nouveau programme ont été conduites, côté sénégalais, par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba.
Elles font suite à la confirmation, par le FMI, de l’existence d’une ”dette cachée” sous l’ancien régime, qui continue de rejeter ces accusations.
La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva avait annoncé, en marge des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, une mission à Dakar pour poursuivre les discussions.
Selon le ministère des Finances et du Budget, ”des progrès significatifs” ont été enregistrés par les deux parties relativement à la loi de finances initiale (LFI) 2026, à la consolidation budgétaire et aux réformes de la gestion des finances publiques.
Dans un entretien qu’il a accordé à l’APS et au Soleil, le chef de la mission du FMI, Edward Gemayel, a constaté que les recettes prévues par la LFI 2026 sont ”assez importantes”. Il a recommandé aux autorités sénégalaises de ”s’assurer que cette mobilisation des ressources va se matérialiser”.
”Un effort de rationalisation et non de l’austérité”
Le gouvernement du Sénégal indique également avoir présenté ce jour le Projet de Loi de Finances 2026 à la commission des finances de l’Assemblée nationale.
“Il repose sur trois choix structurants : rétablir les équilibres macroéconomiques, moderniser la gestion budgétaire et financer un développement endogène, inclusif et durable”, indique le ministère.
Parmi les points ayant ”rassuré” l’équipe du FMI, figurent aussi les indicateurs qui ”confirment une dynamique positive avec notamment une croissance d’environ 8% en 2025”.
”Pour 2026, les perspectives sont positives avec une croissance projetée à 5%, avec une inflation maîtrisée à 3,1% et une pression fiscale attendue à 23,2% contre 19,3% en 2025”, a insisté le département des Finances et du Budget.
Des chiffres qui, selon le communiqué, traduisent ”l’impact du Plan de redressement économique et social (PRES)”, présenté le 1er août dernier par le Premier ministre Ousmane Sonko.
”Dans cette logique de transparence et de responsabilité, le ministre [Cheikh Diba] a réaffirmé l’engagement du gouvernement à ramener le déficit à 7,8% en 2025, puis à 5,37% en 2026, pour atteindre la norme de convergence UEMOA de 3% dès 2027”, rapportent ses services.
Le ministère des Finances et du Budget précise que ”cet important ajustement budgétaire n’impacte pas la croissance du PIB en ce qu’il ne renvoie aucunement à une austérité mais à un effort de rationalisation rendu possible par les marges d’efficience budgétaire saisies opportunément, en dehors des dépenses à caractère social, ainsi que l’augmentation de ressources attendues de la mise œuvre du PRES”.
Pour le gouvernement, la trajectoire de cet ajustement budgétaire vise à ”restaurer les fondamentaux macroéconomiques pour renforcer l’activité économique ainsi que la confiance sur la gestion des finances publiques”.
Il entend également créer des ”perspectives nouvelles pour investir et produire au Sénégal”.
HK/MTN


