SENEGAL-AFRIQUE-JEUNESSE-EMPLOI
Dakar, 25 mars (APS) – La contribution du secteur à but non lucratif à la création d’accès à des emplois dignes et épanouissants pour les jeunes Africains est au centre d’un atelier qui se tient à Dakar à l’initiative du Centre sur la philanthropie et l’investissement social en Afrique (CAPSI) de la Wits Business School de l’Université Witwatersrand (Afrique du Sud).
Durant deux jours (25-26 mars), ”les participants vont plancher sur la validation des résultats d’une initiative continentale visant à ‘’mieux comprendre la contribution du secteur à but non lucratif à la création d’accès à des emplois dignes et épanouissants pour les jeunes Africains’’, selon les organisateurs.
Dans un communiqué transmis à l’APS, ils soulignent que l’atelier, organisé en partenariat avec la Fondation Mastercard, ‘’se tient à un moment critique, alors que de nombreux pays africains continuent de faire face au chômage persistant des jeunes, aux inégalités et à un accès limité à des moyens de subsistance durables’’.
La même source relève qu’à partir des enseignements d’un projet de recherche pluriannuel (cinq ans) mené dans 17 pays africains – à savoir le Burkina Faso, la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Maroc, le Mozambique, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe – ‘’l’étude propose l’un des examens les plus complets du rôle du secteur à but non lucratif en matière d’emploi des jeunes sur le continent’’.
S’appuyant ‘’sur les réalités vécues des jeunes, en particulier ceux qui vivent des situations de marginalité’’, le projet cherche à ‘’produire des preuves qui reflètent des contextes divers et qui éclairent des trajectoires de développement inclusives’’.
L’atelier de Dakar qui réunit des représentants des gouvernements, des organisations de jeunes, des acteurs du secteur à but non lucratif, des chercheurs, des acteurs du secteur privé et des partenaires de développement, vise à ‘’vérifier la précision, la pertinence et l’interprétation contextuelle des résultats’’ de l’étude.
Pour les organisateurs, ‘’ce processus de validation participatif renforce la crédibilité de la recherche tout en l’alignant sur les priorités politiques et pratiques à travers l’Afrique’’.
Ils ajoutent qu’au‑delà de la seule validation, ‘’l’atelier constitue un espace de dialogue, de collaboration et de co‑construction’’ en s’appuyant sur des consultations antérieures tenues à Kigali, Accra et Mombasa, où ‘’les jeunes et les parties prenantes ont contribué à la définition du cadre de la recherche et à l’identification des principaux défis et opportunités dans leurs contextes régionaux’’.
Ils estiment qu’à travers ce processus, ‘’le projet a posé les bases d’une meilleure compréhension des dynamiques de l’emploi des jeunes ainsi que du rôle du secteur à but non lucratif dans leur transformation’’.
”Ce projet va au‑delà de l’analyse : il s’agit d’un appel à l’action visant à renforcer la visibilité et la reconnaissance du secteur à but non lucratif comme un acteur clé des économies africaines’’, écrivent les organisateurs.
OID/ASB

