Coumba Touré, 60 ans, vendeur de cacahuètes et symbole de résilience des familles modestes
Coumba Touré, 60 ans, vendeur de cacahuètes et symbole de résilience des familles modestes

SENEGAL-SOCIETE-PORTRAIT

Touba, 5 juin (APS) – Coumba Touré accueille les clients avec le sourire, derrière un panier rempli de petits sachets de cacahuètes, devant le portail de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba (centre).  A 60 ans, cette habitante de Dianatoul Mahwa, un quartier populaire de la capitale du mouridisme, tire de cette activité de quoi contribuer aux dépenses familiales et soutenir son unique fils.

‎À travers son commerce de proximité, Coumba Touré incarne ces milliers de femmes sénégalaises qui, loin des projecteurs, participent chaque jour à la prise en charge de leurs familles grâce à de modestes activités génératrices de revenus.

Depuis plus de cinq ans, la sexagénaire occupe quotidiennement le même emplacement. De 9 heures à 19 heures, elle propose aux visiteurs et accompagnants de malades des sachets de cacahuètes vendus entre 25 et 50 francs CFA l’unité.

‎”Chaque matin, je vais au marché acheter deux kilogrammes d’arachide. Le kilogramme coûte 700 francs CFA, soit 1 400 francs pour les deux kilogrammes”, explique-t-elle d’une voix posée.

‎Après la préparation et l’ensachage des arachides, elle entame sa journée de vente avec l’espoir d’écouler toute sa marchandise. Un travail qui lui permet, selon ses estimations, de réaliser un bénéfice quotidien d’environ 1 000 francs CFA.

Coumba Touré, 60 ans, vendeur de cacahuètes et symbole de résilience des familles modestes

Coumba Touré se dit satisfaite des résultats obtenus grâce à cette activité, malgré des gains qui peuvent sembler modestes. Au fil des années, elle a réussi à améliorer son cadre de vie en achetant un lit à 70 000 francs CFA et un matelas à 35 000 francs CFA. “Grâce à ce commerce, confie-t-elle avec fierté, j’arrive à subvenir à mes besoins et à aider mon fils”.

‎À l’approche de la dernière fête de Tabaski, elle affirme lui avoir remis 40 000 francs CFA pour l’aider à faire face aux dépenses liées à la célébration.

‎Sous le soleil de Touba, cette mère de famille continue ainsi de mener son activité avec détermination, convaincue que le travail demeure la meilleure voie vers l’autonomie financière.

‎Aussi invite-t-elle les plus jeunes à faire preuve de courage et de persévérance.

“Il faut travailler et ne pas se décourager. À Touba comme ailleurs au Sénégal, il existe des opportunités pour ceux qui veulent gagner honnêtement leur vie”, soutient-elle.

‎MS/BK