DAKAR, 6 juin (APS) – Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a souligné, samedi, le rôle majeur des familles religieuses dans la préservation de la paix, de la stabilité et de la cohésion sociale au Sénégal, à l’ouverture du colloque international consacré à la vie et à l’œuvre du soufi sénégalais El Hadj Abdoulaye Niass (1848-1922).
Représentant le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à cette rencontre placée également sous le haut patronage du roi du Maroc Mohammed VI, le nouveau ministre de l’Intérieur a salué l’héritage spirituel, intellectuel et éducatif laissé par El Hadji Abdoulaye Niass, un maitre soufi de la confrérie Tidjania qu’il a présenté comme une ”figure majeure” de la tradition islamique sénégalaise.
‘’Le Sénégal a la chance de se construire sur une tradition religieuse profondément attachée à la paix, au dialogue et à la cohésion nationale’’, a-t-il déclaré devant des autorités religieuses, des universitaires et des fidèles venus du Sénégal et de plusieurs pays.
Selon Mouhamadou Makhtar Cissé, les foyers religieux du pays ont contribué à bâtir une société ”où la foi, la citoyenneté et la responsabilité collective se renforcent mutuellement, jouant dans les moments décisifs de l’histoire nationale un rôle de médiation, d’éducation et de stabilité”.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a rappelé que le chef de l’État entend renforcer le dialogue entre l’État et les communautés religieuses, tout en préservant les principes de l’unité nationale, de l’égalité entre les citoyens et du respect de toutes les confessions.
‘’Les familles religieuses, par leur autorité morale, leur enracinement social et leur capacité de médiation, constituent des acteurs majeurs de paix, d’éducation, de stabilité et de cohésion’’, a-t-il soutenu.
Évoquant la figure de Cheikh Abdoulaye Niass, il a estimé que son héritage, prolongé notamment par son fils Cheikh Ibrahim Niass et aujourd’hui porté par la Fayda Tidjania, illustre la contribution de la religion à la consolidation de la nation lorsqu’elle est adossée au savoir, à l’éthique et à la responsabilité.
Le ministre de l’Intérieur a également rendu hommage au khalife général de la Fayda Tidjania, Cheikh Mahi Ibrahim Niass, saluant son engagement en faveur de la paix, de l’éducation religieuse, de la cohésion sociale et de l’unité nationale.
Pour lui, le colloque ne doit pas être considéré comme une simple commémoration, mais comme ‘’un acte de transmission’’ permettant d’interroger l’apport des grandes figures religieuses à la formation des citoyens, à la promotion du savoir et à l’apaisement des sociétés contemporaines.
Mouhamadou Makhtar Cissé a enfin réaffirmé l’attachement de l’État à la préservation du patrimoine religieux, culturel et intellectuel du Sénégal, avant de déclarer officiellement ouverts les travaux du colloque international sur la vie, l’œuvre et l’héritage d’El Hadji Abdoulaye Niass.
MYK/MTN
