Classes préparatoires aux grandes écoles : le besoin de formation d’ingénieurs limité par les capacités d’accueil (directeur)
Classes préparatoires aux grandes écoles : le besoin de formation d’ingénieurs limité par les capacités d’accueil (directeur)

SENEGAL-FORMATION-CONTRAINTES

Thiès, 3 sept (APS) – Les Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) de Thiès (ouest) nourrissent l’ambition de former de répondre au manque criant d’ingénieurs dont le Sénégal a besoin, mais se trouvent confrontées à un déficit d’infrastructures d’accueil, a-t-on appris du directeur de cet établissement d’excellence, le professeur Maguèye  Diop.

“Nous avons besoin de former plus d’ingénieurs, mais les écoles d’ingénieur en place sont limitées en termes de capacité d’accueil et donnent une formation à des ingénieurs de spécialité”, a-t-il déclaré, mercredi, à l’occasion de l’amphi de rentrée, pour 2026-2027, des Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), lancées il y a trois ans.

La cérémonie, coïncidant avec la sortie de la troisième promotion, s’est déroulée au moment où 50 nouveaux pensionnaires de l’Ecole polytechnique de Thiès, qui abrite en partie les CPGE, faisaient leur entrée.

Pour cette année, a signalé Maguèye Diop, “les CPGE ont reçu 800 dossiers de candidature de bacheliers scientifiques, sur lesquels 50 ont été retenus, faute de moyens et d’infrastructures, au moment où le Sénégal a besoin de plus d’ingénieurs”.

La différence avec les CPGE, c’est qu’elles forment des ingénieurs généralistes, qui vont venir, à leur tour, accompagner les ingénieurs de spécialité formés par les écoles d’ingénieurs sénégalaises, a-t-il précisé.

Selon le professeur Maguèye Diop, “la première phase de ce projet a consisté à mettre en place un modèle d’excellence”, cultivé grâce à des missions de benchmarking menées dans d’autres CPGE, parmi les plus performantes, basées en France et au Maghreb, plus particulièrement au Maroc et en Tunisie.

“Cela nous a permis de mettre en place deux filières de formation de pointe : la filière Maths, physique, sciences de l’ingénieur (MPSI) et la filière Physique, chimie, sciences de l’ingénieur (PCSI)”, a-t-il expliqué.

Classes préparatoires aux grandes écoles : le besoin de formation d'ingénieurs limité par les capacités d'accueil (directeur)

Pour lui, ces deux filières, vu les programmes qui y sont enseignés, permettent aux étudiants sortants des CPGE de Thiès d'”intégrer les meilleures écoles d’ingénieur qui font appel aux sciences et aux techniques”.

Il a souligné également que les huit principales écoles d’ingénieur du Sénégal – génie électrique, génie chimique, génie civil – ont besoin des connaissances de base que donnent les deux filières MPSI et PCSI des CPGE de Thiès.

Le directeur des CPGE a laissé entendre qu’en France aussi, dans les plus grandes écoles d’ingénieurs polytechniciens et les écoles des mines, le vivier principal provient de ces deux filières MPSI et PCSI.

“Le modèle de formation d’excellence a été bien mis en place ici au Sénégal”, a-t-il assuré, relevant qu’il a été évalué par des experts internationaux, à travers l’Association pour l’enseignement des sciences autour du monde, composée de plusieurs spécialistes ayant travaillé dans les plus grandes classes préparatoires au Sénégal, en France ou au Maghreb.

“Cette association est venue évaluer le modèle d’excellence que nous avons mis en place depuis 2022 et les résultats sont très encourageants”, s’est réjoui professeur Guèye.

Classes préparatoires aux grandes écoles : le besoin de formation d'ingénieurs limité par les capacités d'accueil (directeur)

BT/ADI/HK/BK