SENEGAL-RELIGION
Dakar, 1er sept (APS) – La contribution des confréries musulmanes à la cohésion nationale relève de plusieurs dimensions consacrant ”l’exception sénégalaise”, soutient Cheikh Guèye, secrétaire général du Cadre unitaire de l’islam (CUDIS).
”La contribution des confréries soufies – Tijaniyya, Mouridiyya, Khadriyya et Layène – à la cohésion sociale sénégalaise est à la fois spirituelle, sociale, politique, culturelle, économique, diplomatique, etc. Elle constitue le soubassement même de ce qui est souvent appelé +l’exception sénégalaise+”, a-t-il dit dans un entretien avec l’APS, en prélude au Maouloud, l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (PSL), célébré le jeudi 4 septembre par les différentes confréries musulmanes.
Cheikh Guèye, auteur du livre ”Touba, la capitale des mourides” (2003) estime que les confréries ”fonctionnent comme des familles élargies, transcendant les clivages ethniques, linguistiques et sociaux”, soulignant leur ”éthique de paix et de travail”.
Selon lui, avec leur ”autorité morale”, les khalifes généraux ”canalisent l’énergie” des populations vers le développement économique, notamment avec l’ouverture de fronts agricoles, du secteur informel, mais aussi lors du Magal de Touba et des multiples célébrations de la naissance du Prophète Mohamet (PSL) dans les différents foyers religieux du pays.
Il signale que les grands bassins agricoles, à l’image du Baol mouride, et les réseaux commerciaux comme les “dahira” au Sénégal et à l’international, sont ”des exemples concrets” où la cohésion se traduit par une ”prospérité collective”.
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