SENEGAL-ENVIRONNEMENT-INITIATIVE
Bakel, 29 juil (APS) – Le projet d’amélioration de la résilience des écosystèmes et des communautés face au changement climatique sur le tracé de la grande muraille verte (PAREC-CC/GMV) a été officiellement lancé, mardi, à Bakel (est), avec comme objectif de contribuer à la résilience des communautés de ce département de la région de Tambacounda (est).
”L’objectif du PAREC-CC/GMV est de contribuer à la résilience des communautés pour qu’elles puissent faire face au changement climatique. L’atelier d’aujourd’hui, c’était pour lancer officiellement le projet, mais on a démarré quelques travaux dans le département depuis quelques années”, a rappelé Saidou Fall, chef d’antenne par intérim du PAREC-CC/GMV à Bakel.
Il s’exprimait lors de la cérémonie de lancement, au cours d’un comité départemental développement (CDD) d’information et de partage des objectifs et réalisations du projet aux autorités administratives, territoriales, partenaires techniques et les communautés.
Financé par la coopération canadienne avec l’appui technique de la FAO, le PAREC-CC/GMV, prévu pour une durée de cinq ans, intervient dans les communes de Ballou, Bélé et Gabou dans le département de Bakel où des réalisations ont été notées.
“Déjà on a des fermes agricoles intégrées (FACI) où le projet appuie les communautés à développer des chaînes de valeur comme l’apiculture, le maraîchage et la pisciculture. On a distribué des foyers améliorés pour lutter contre les menaces de l’environnement”, ajoute M. Fall.
Pour 2026, les activités prioritaires du projet PAREC-CC/GMV dans la zone portent sur la restauration des terres dégradées et les activités génératrices de revenus (AGR), a indiqué Fatou Tine, chargée de suivi-évaluation du projet.
”Pour la restauration des terres, c’est essentiellement la mise en place de réserves naturelles communautaires […] et la création de parcelles mises en défens” permettant la régénération des sols et de la végétation, a expliqué Mme Tine, soulignant que 259 hectares vont être clôturés.

”Pour les activités génératrices de revenus, on a retenu la mise en place de FACI mais aussi la valorisation de l’existant. La grande muraille verte en avait déjà, on s’est dit donc, il faut appuyer les fermes en augmentant des bassins et aussi mettre des points d’eau dans certains”, a fait savoir Fatou Tine.
Elle a annoncé également des reboisements dans les localités concernés avec l’appui des eaux et forêts, du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), en plus de la formation des jeunes et des femmes pour porter la voix des localités.
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