SENEGAL-CLIMAT-IMPACT
Saly, 9 juil (APS) – Des études initiées par Enda Energie ont mis en exergue l’impact jugé préoccupant des pertes et dommages causés par les changements climatiques, dans les communes de Saint-Louis et de Kafountine, malgré des mécanismes d’adaptation, d’assistance et de protection sociale mis en place par l’État et ses partenaires, a indiqué Omar Cissé, chargé du projet Adaptation et gestion des risques climatiques à l’ONG ENDA Énergie.
”Les études ont révélé qu’à l’échelle de ces deux communes, nous avons enregistré beaucoup de dégâts“, a déclaré M. Cissé, lors d’un atelier national de restitution des résultats de deux études de cas consacrées aux pertes et dommages climatiques, qui s’est tenu, mercredi, à Saly (Mbour, ouest).
Ces travaux ont porté sur les pertes et dommages liés aux inondations dans la commune de Saint-Louis, ainsi que sur les effets de la salinisation des terres et les pertes de biodiversité dans la commune de Kafountine, département de Bignona.
Selon M. Cissé, les conséquences observées liés à ces facteurs concernent notamment les destructions de biens matériels, les pertes de stocks alimentaires, la dégradation des terres agricoles et d’effets sanitaires liés à la persistance des eaux stagnantes dans certaines zones habitées.
Il a indiqué que plusieurs dispositifs de protection sociale contribuant à atténuer les effets de ces phénomènes sont mis en place, parmi lesquels ” des transferts monétaires, des bourses de sécurité familiale, des programmes de résilience agricole et la couverture maladie universelle”.
” Et malgré tous ces efforts, nous avons constaté que le défi persiste et que le problème n’est pas encore résolu“, a relevé le responsable d’ENDA Énergie.
Il estime que la réponse aux pertes et dommages liés au changement climatique doit davantage s’appuyer sur l’anticipation et la prévention, à travers des programmes structurants permettant de réduire la vulnérabilité des populations, avant la survenue des catastrophes.

La coordonnatrice du programme Adapt’Action de l’Agence française de développement (AFD) pour le Sénégal, la Gambie et la Mauritanie, Géraldine Tardivel, a salué, pour sa part, un processus reposant sur une forte implication des communautés locales et sur une expertise technique qu’elle a qualifiée de ”très haut niveau“.
”Le Sénégal est l’un des pays pionniers en matière d’action climatique“, a-t-elle affirmé, insistant sur la nécessité de poursuivre les efforts d’adaptation, afin d’éviter que certaines pertes et dommages ne deviennent irréversibles pour les populations exposées.
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