SENEGAL-PECHE-GENRE
Thiès, 12 jan (APS)- La Fédération des femmes micro-mareyeuses de Cayar a mis en place un système d’autofinancement doté d’une enveloppe de plus de 43 millions de francs CFA pour l’année 2026, a-t-on appris du chef du service départemental des pêches de Thiès, basé à Cayar.
”Elles ont commencé à 150 mille francs par GIE, au terme de la première campagne de pêche, avec un taux d’intérêt de 5 %”, a fait savoir dimanche, Souleymane Mballo, lors de l’assemblée générale des micro-mareyeuses.
Partant de ce montant, elles ont contracté ”un prêt de 15 millions (de FCFA) auprès d’une mutuelle de la place”, a poursuivi M. Mballo.
Il a souligné que ”depuis l’année dernière, elles font leur financement sur fonds propres, à hauteur de 37 millions de francs”. Cette année, a-t-il révélé, “elles sont à 43,5 millions de francs [FCFA m] sur fonds propres”.
Selon M. Mballo, les micro-mareyeuses ont réalisé tout cela, grâce à une ”solidarité” entre elles.
Parallèlement, a-t-il expliqué, elles ont bénéficié de l’accompagnement en matériel et en formation de la part d’ONG, de projets et de programmes.
‘’D’abord, il y a eu l’Institut universitaire de pêche et d’aquaculture qui leur avait octroyé une formation en gestion de qualité, en bonne pratique d’hygiène”, a-t-il ajouté.
La fabrication, la gestion administrative et financière étaient aussi au menu de ces sessions de formation, a relevé Souleymane Mballo.
Pour compenser le manque à gagner lié à la fin de la saison de pêche, ”les femmes ont bénéficié d’une autre formation du 3FPT en saponification et en javellisation. Elles s’activent ainsi dans la production de savon et d’eau de javel, qu’elles se partagent à des prix forfaitaires, afin d’alimenter leur caisse”, a-t-il détaillé.
Il a appelé les autorités à aider les femmes de la Fédération à disposer de locaux, pour mener à bien leurs activités. ”Les femmes n’ont pas d’espace adéquat pour mener leurs activités et aujourd’hui, il urge pour elles d’avoir des chambres froides”, a-t-il plaidé.
”Elles sont éparpillées sur la plage, autour du quai de pêche, et l’idéal serait qu’elles aient un local qui leur est propre”, a-t-il insisté.
Selon Souleymane Mballo, tout le matériel des micro-mareyeuses est stocké au service des pêches, qui leur sert actuellement de siège.
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