Casamance: l’assainissement dans les zones insulaires au menu d’un atelier
Casamance: l’assainissement dans les zones insulaires au menu d’un atelier

SENEGAL-COLLECTIVITES-ENVIRONNEMENT

Ziguinchor, 21 nov (APS) – La problématique de l’assainissement dans les zones insulaires de la Casamance, confrontées à des contraintes géographiques, climatiques et d’accessibilité, est au centre des échanges préparatoires de la célébration de la Journée mondiale des toilettes prévue ce samedi à Nyassia, dans le département de Ziguinchor.

”Cet atelier tenu à Ziguinchor, en prélude de la Journée mondiale des toilettes, permet de mettre en lumière les défis spécifiques d’un assainissement durable dans ces territoires fragiles”, a expliqué, vendredi, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, à l’ouverture de la rencontre axée sur le thème : “L’assainissement dans un monde en mutation”.

M. Dièye a tenu à souligner la pertinence d’organiser cette rencontre technique dans une région dont les réalités géographiques et sociales accentuent les difficultés d’accès à des infrastructures d’assainissement adaptées.

Selon lui, les caractéristiques des sols, les contraintes d’accessibilité et les spécificités géo climatiques compliquent la mise en place d’ouvrages durables dans les îles.

Il a assuré que les conclusions de l’atelier seront prises en compte par les plus hautes autorités, rappelant la volonté du gouvernement de renforcer l’équité territoriale en matière d’assainissement.

Saluant la participation des représentants des îles, venus partager leurs expériences, Dr Dieye a affirmé la détermination de l’État à accompagner les communautés locales.

La directrice exécutive de l’IPAR, Laure Tall a rappelé que l’assainissement constitue un droit humain fondamental et un impératif de santé publique, à l’heure où 3,8 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à un assainissement sûr et près de 500 millions pratiquent la défécation à l’air libre.

Mme Tall a relevé les vulnérabilités spécifiques des zones insulaires de la Casamance, confrontées à l’érosion, à la montée des eaux, à la salinisation des nappes et aux inondations, autant de facteurs qui compromettent la durabilité des ouvrages.

Elle a rappelé que l’IPAR travaille depuis longtemps sur les problématiques d’eau, d’assainissement et de résilience climatique, en lien avec les directions techniques de l’État.

Mme Tall a invité les participants – collectivités territoriales, universitaires, société civile et partenaires – à examiner les résultats des études menées et à proposer des solutions innovantes, technologiques, institutionnelles ou fondées sur la nature.

MNF/HB/OID/AKS