SENEGAL-ECONOMIE-AGRICULTURE
Matam, 24 août (APS) – Une étude de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED) menée avec l’aide de la technologie, notamment l’Intelligence artificielle a révélé que 31 200 hectares de terre ont été emblavés lors de la campagne de décrue 2024 -2025 dans la région de Matam.
“Les études que nous avons faites montrent que 31 200 hectares de terres ont été emblavées lors de la dernière campagne de décrue, dont 6 500 pour le département de Kanel et 24 700 dans le département de Matam”, a dit, dimanche Docteur Abdoulaye Bouya Diop, responsable du programme de télédétection au sein de la SAED, au cours d’un entretien avec l’APS.
M. Diop a signalé que le gros de ce travail a été fait avec une collecte de données recueillies sur le terrain, mais aussi grâce à l’utilisation de la technologie avec l’Intelligence artificielle (IA).
Selon Dr Abdoulaye Bouya Diop, tout ce travail a été “couplé à la télédétection avec l’Intelligence artificielle pour rendre plus fiable les études menées sur le terrain”.
“Aujourd’hui, la SAED est la seule structure qui a réussi à estimer les emblavures de décrue au niveau de la vallée du fleuve Sénégal grâce à de nouvelles technologies innovantes avec l’aide de l’imagerie satellitaire, la télédétection et l’IA. Tout cela couplé à des enquêtes de terrain pour avoir des échantillons et entraîner nos modèles IA”, a expliqué Dr Diop.
Cependant, il a laissé entendre qu’un modèle est appelé à évoluer, d’où son appel aux autorités à doter la SAED de moyens technologiques pour que ce volet soit “pérennisé et amélioré”.
“C’est une étude très précurseur car, la culture de décrue est moins documentée, il n y a presque pas d’études. Celle que nous avons menée montre une avancée majeure pour la gouvernance des données”, a fait savoir Dr Abdoulaye Bouya Diop.

Dans ce cas de figure, M. Diop a précisé que le travail a démarré par la mise en place d’un système de sondage, afin d’avoir un échantillon représentatif, permettant de regarder les zones d’intérêt.
Selon lui, cette phase a été suivie de celle du déploiement sur le terrain où des points centroïdes ont été entraînés dans des modèles IA chargés de reconnaître l’ensemble des zones d’intervention de l’enquête.
“Nous avons eu fort heureusement des résultats fiables à 95% qui concordent avec celles de la réalité sur le terrain. Pour nous assurer de la concordance, nous avons fait deux autres étapes de validation, dont une qui a consisté à aller vérifier que les nouvelles zones identifiées sur le modèle étaient visibles sur le terrain”, a-t-ildéclaré.
AT/ADL

