CAMES : Dakar accueille le 22e concours d’agrégation de sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion
CAMES : Dakar accueille le 22e concours d’agrégation de sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion

SENEGAL-AFRIQUE-UNIVERSITES

Dakar, 10 nov (APS) – Le 22e concours d’agrégation de sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) se tient à l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, a-t-on appris, lundi, du ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom.

Depuis vingt-cinq ans, ce concours ne s’était plus tenu dans la capitale sénégalaise.

Deux cent quinze candidats représentant 12 pays du CAMES ont pris part au concours, dont la première partie s’est déroulée du 18 au 28 octobre 2025.

Les candidats ont planché sur la première épreuve, qui, exclusivement en ligne, a été dédiée aux titres et travaux, a expliqué le professeur Gérard Gresenguet, le président par intérim du comité consultatif général du CAMES.

Au terme de la première partie, 113 candidats ont été déclarés ‘’sous-admissibles’’, avec un taux global de 52,56 %, a indiqué M. Gresenguet.

Dix-sept de ces 113 candidats passent le concours d’agrégation de droit privé, 24 sont dans la section de droit public et cinq dans celle dédiée à l’histoire des institutions. Dix-neuf candidats sont à la recherche d’une agrégation de sciences de gestion. Trente-huit candidats sont dans la section sciences économiques, et 10 dans celle des sciences politiques.

CAMES : Dakar accueille le 22e concours d’agrégation de sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion

Dix candidats viennent du Bénin, 19 du Burkina Faso, 32 du Cameroun, un du Congo, sept de la Côte d’Ivoire, trois de la Guinée, autant de candidats sont venus du Niger, six du Mali, 17 du Sénégal, quatre du Tchad et 11 du Togo.

La suite du concours d’agrégation a démarré ce lundi. Elle prendra fin le 21 novembre 2025.

Le CAMES a constitué un jury de 37 membres pour ‘’une évaluation objective, intègre, rigoureuse et éthique’’ des épreuves.

‘’Le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur, en confiant à l’État du Sénégal l’organisation de la 22e session du concours, honore notre pays et son écosystème d’enseignement supérieur’’, a dit Daouda Ngom lors d’une cérémonie officielle d’ouverture des prochains tours du concours.

‘’L’une des singularités de l’université sénégalaise réside dans sa généalogie africaine. De l’école africaine de médecine de Dakar en 1917 à l’université de Dakar en 1957, actuelle université de Cheikh-Anta-Diop de Dakar, en passant par l’Institut des hautes études de Dakar en 1950, l’Université sénégalaise […] a toujours été contemporaine et africaine’’, a-t-il souligné.

CAMES : Dakar accueille le 22e concours d’agrégation de sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion

C’est à Dakar qu’une bonne partie de l’élite scientifique, intellectuelle et politique africaine postindépendance a fait ses humanités, a rappelé Daouda Ngom.

‘’Par sa quête constante de qualité, le concours d’agrégation s’inscrit pleinement dans la mission de l’université, qui est centrée sur la recherche et l’innovation’’, a souligné M. Ngom.

Le ministère qu’il dirige accorde ‘’une attention soutenue à la promotion de la recherche, à la formation des formateurs et au renforcement de la qualité académique, qui sont des piliers essentiels du développement de notre enseignement supérieur’’.

‘’Avec le concours d’agrégation, l’université fait l’éloge de l’excellence et rend hommage au mérite. C’est dans cette perspective que l’agrégation a été conçue dans l’héritage universitaire français comme un accélérateur de carrière, dans la mesure où elle permet à un impétrant de disposer d’une économie de temps dans son parcours de graduation’’, a ajouté Daouda Ngom.

‘’Le concours d’agrégation des sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion n’a cessé d’être, depuis qu’il s’est tenu à Dakar en 1983, un cadre stimulant de promotion des enseignants-chercheurs et des chercheurs de notre espace’’, a signalé le professeur Gérard Gresenguet. 

Il ajoute que ‘’quarante-deux années après sa création, le recrutement d’acteurs de l’enseignement et de la recherche reconnus sur le plan international, aux compétences pointues, représentant une fierté pour notre continent, est plus que jamais d’actualité’’.

ADL/SKS/OID/ASB