Bakel : plus de 3 200 hectares emblavés pour la culture de décrue (étude)
Bakel : plus de 3 200 hectares emblavés pour la culture de décrue (étude)

SENEGAL-ECONOMIE-AGRICULTURE

Bakel, 20 août (APS) – Une superficie de 3 260 hectares a été emblavée dans le département de Bakel (est) pour la culture de décrue, a-t-on appris, mercredi, de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta de fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED).

“Par rapport à la superficie cultivée, les résultats ont montré qu’au niveau du département de Bakel, nous avons 3 260 hectares de culture de décrue. Ce qui est assez conséquent et qui constitue un énorme pas en avant pour la sécurité alimentaire voulue par les pouvoirs publics”, a déclaré Abdoulaye Bouya Diop, responsable du Programme de télédétection à la direction générale de la SAED.

Il s’exprimait au cours d’un atelier de restitution du recensement des superficies emblavées et de la production de décrue 2024-2025.

La rencontre a lieu en présence du chef de service départemental du développement rural, du représentant du groupe de recherche et développement durable, ainsi que des acteurs locaux de la culture de décrue.

Bakel : plus de 3 200 hectares emblavés pour la culture de décrue (étude)

Cette étude, selon les responsables de la SAED, entre dans le cadre d’une instruction donnée par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Souveraineté alimentaire, en vue de faire un suivi de l’apport des intrants et des semences mis à la disposition des producteurs à la suite de la crue de l’année dernière.

“L’objectif de cette étude est d’évaluer cet accompagnement qui a été mis en place par la tutelle pour avoir une estimation chiffrée des résultats pour pouvoir se projeter. Cela permet d’avoir une vue d’ensemble pour pouvoir améliorer la politique de subvention et de don pour encourager l’agriculture de décrue”, a expliqué M. Diop.

Cette étude jugée “satisfaisante” par ses auteurs, montre également que les spéculations telles que le maïs, le niébé et la patate douce restent la culture dominante dans le département de Bakel.

“La décrue est une culture pour la résilience. Naturellement elle va être impactée par le changement climatique […] mais les recherches se poursuivent pour avoir la possibilité d’améliorer les variétés les plus résilientes”, a indiqué Abdoulaye Bouya Diop.

Bakel : plus de 3 200 hectares emblavés pour la culture de décrue (étude)
AND/ABD/SKS/MTN