SENEGAL-MALI-COOPERATION
Bakel, 10 juil (APS) – Des autorités administratives et territoriales du Sénégal et du Mali ont clôturé, vendredi, à Bakel (est), un atelier de validation bilatérale des textes portant création du Groupement local de coopération transfrontalière (GLCT) dont le but est de renforcer la cohésion sociale des localités frontalières.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du programme de renforcement de la résilience dans les zones frontalières (RéZo), financé par l’Union européenne (UE) et l’Allemagne à travers le ministère fédéral de la Coopération économique et du développement (BMZ). Il est mis en œuvre par le GIZ.
Le GLTC, validé après quatre jours d’échanges, réunit dix localités dont six communes du département de Bakel du côté du Sénégal et quatre communes dans les cercles de Ambidédi et Sadiola du côté du Mali.
Présidant la rencontre, le préfet de Bakel, Daouda Sène, a souligné l’importance de ce groupement qui va permettre aux populations de Ambidédi-Bakel-Sadiola de se constituer en intercommunalité transfrontalière à travers des projets destinés à assurer un mieux être des populations.
”C’est important parce que quand des entités veulent marcher ensemble, il faut qu’il ait une base juridique. C’est ce que nous étions en train de régler, mais aujourd’hui on a finalisé les documents que sont la convention, les statuts et les règlements intérieurs du groupement […[ ces documents qui vont nous permettre de fonctionner sans difficulté”, s’est félicité M. Sène.

“Le GLCT va travailler dans le cadre du développement économique et social des populations qui partagent cette frontière commune. Cela permet aux populations qui vivaient déjà dans la bonne entente de pouvoir encore collaborer davantage pour leur développement commun”, a rappelé à son tour Adama Assagaïdou Maïga, conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Kayes (Mali).
Selon un document transmis à l’APS, l’objectif du GLCT est de doter les collectivités frontalières concernées d’un cadre commun de dialogue, de planification et d’action. Il permettra de traiter ensemble des enjeux concrets pour les populations des deux côtés de la frontière.
“Dans l’espace transfrontalier Ambidédi-Bakel- Sadiola, le programme RéZo prévoit de proposer des formations qualifiantes à 850 personnes, de soutenir 450 emplois, d’accompagner 250 micro, petites et moyennes entreprises, d’améliorer 24 infrastructures de base et soutenir 15 activités sociales, culturelles et sportives”, lit on dans le document.
Des autorités territoriales des deux pays ont salué la mise en place de ce groupement intercommunautaire entre deux nations qui partagent des liens historiques et socio-économiques forts et des défis communs.

“Nous sommes satisfaits de la rencontre qui consiste à élaborer un plan d’action pour les localités situées au niveau des frontières. Cela vient renforcer la cohabitation sociale entre nous et le bon voisinage”, s’est félicité Saidou Ka, maire de la commune de Bélé.
”C’est un projet qui nous tient à cœur, pour non seulement la stabilité au niveau de nos frontières mais aussi la paix au niveau des pays”, a salué Bocar Nimaga, adjoint au maire de la commune de Tafacirga (région de Kaye).

En plus des autorités administratives et territoriales des deux pays, des chefs de services techniques ainsi que les institutions nationales chargées des frontières notamment la commission nationale de gestion des frontières (CNGF) du Sénégal et la direction nationale des frontières (DNF) du Mali, ont pris part à la rencontre.
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