SENEGAL-SOCIETE
Matam, 4 mai (APS) – L’Association des ressortissants casamançais de Matam (ARCAM), fondée il y a de cela 22 ans, veut se doter d’un siège pouvant servir de lieu de rencontre et de formation mais aussi de cadre pour des activités génératrices de revenus au profit de ses membres dans cette région du nord du pays, a déclaré, lundi, son président Abdoulaye Mané.
“Aujourd’hui, l’ARCAM regarde résolument vers l’avenir. Nos perspectives sont ambitieuses mais réalistes. Nous envisageons notamment la construction de notre siège, un espace qui servira à la fois de lieu de rencontre, de formation et de développement d’activités génératrices de revenus”, a-t-il dit dans un entretien avec l’APS.
Dans cette dynamique, souligne Abdoulaye Mané, l’ARCAM compte valoriser des initiatives économiques telles que la mise en place d’un poulailler et la vente de produits issus de la Casamance (sud).
Un siège permettra de “renforcer l’autonomie financière de l’association”, a-t-il indiqué, soulignant que la réalisation de l’ARCAM ne saurait être possible sans l’accompagnement de ses membres.
Aussi a-t-il lancé un appel sincère à l’endroit des partenaires institutionnels, techniques et financiers de l’association, en leur demandant de “soutenir cette dynamique” en vue de de contribuer à l’essor de la structure.
Abdoulaye Mané est revenu sur les raisons de la création de l’ARCAM, en 2004, par feu Ismaila Niass.
“Le nombre d’étudiants casamançais qui venaient passer le concours d’entrée à l’Ecole de formation des instituteurs (EFI) dans la région de Matam ne cessait d’accroitre. Ces jeunes étaient souvent confrontés à des problèmes d’hébergement et de restauration. C’est dans ce contexte que l’ARCAM a été fondée en 2004 à Ourossogui”, se souvient-il.
Depuis sa création, ajoute M. Mané, l’ARCAM s’est fixé comme objectif principal “d’unir ses membres, de créer des liens solides d’entente et de solidarité, mais aussi de contribuer activement à l’émancipation sociale et à la formation de chacun”.
Des valeurs qui sont fondées sur l’entraide et la cohésion et qui constituent le socle de l’engagement collectif de ses membres.
Selon son président, depuis plus de vingt ans, l’ARCAM a su se distinguer par des actions au service de la communauté, telles que des dons de sang, qui témoignent de leur engagement pour la vie, les activités de reboisement traduisant une responsabilité envers l’environnement.
Les membres de cette association organisent aussi des caravanes de solidarité, qui renforcent la proximité avec les populations ainsi que le rapatriement des corps.
Des initiatives qui traduisent la volonté constante des membres de l’ARCAM de bâtir “une communauté forte, solidaire et résiliente”, selon son président.
L’ARCAM a organisé, ce week-end, ses traditionnelles journées culturelles marquées par la finale du tournoi de football remporté par Bignona devant Sédhiou, 5-4 aux tirs au but.
Les deux équipes étaient à égalité, 1-1, à l’issue du temps règlementaire de cette rencontre jouée au stade régional de Matam et qui a été suivie d’une une nuit culturelle au camp militaire de Ourossogui.
AT/BK

