Dakar, 19 oct (APS) – L’Agence nationale de l’aquaculture (ANA) a présenté aux banques un outil d’aide au financement des projets aquacoles, obtenu avec l’assistance technique de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a constaté l’APS, jeudi, à Dakar.

‘’Au Sénégal, on s’est rendu compte que les banques sont très frileuses pour financer l’aquaculture. C’est pour cette raison que la FAO nous a aidé à mettre en place un outil pour booster le financement des projets aquacoles’’, a expliqué Tening Sène, la directrice générale de l’ANA.

S’exprimant au cours d’un atelier de l’agence qu’elle dirige, Mme Sène assure que cet outil permettra à ceux qui veulent investir dans l’aquaculture d’‘’évaluer la rentabilité’’ de leur projet.

‘’Il permettra aussi aux banques qui reçoivent les demandes de financement d’apprécier la ‘bancabilité’ des projets’’ d’aquaculture, a-t-elle précisé.

‘’Soutenir la transformation des systèmes alimentaires en renforçant le développement de l’aquaculture et les partenariats public-privé innovants’’ est le thème de l’atelier auquel l’ANA a convié des assureurs, des banquiers et des aquaculteurs pour leur faire part de l’existence du nouvel outil.

Selon Mme Sène, au Sénégal, seule la Délégation à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes accepte de financer les projets aquacoles. ‘’Il n’existe pas encore une structure privée qui accepte de soutenir les investissements dans ce domaine’’, a souligné la directrice générale de l’Agence nationale d’aquaculture.

‘’À la fin de cette rencontre, nous espérons que les banques seront assez bien rassurées pour octroyer des financements à ceux qui veulent investir dans l’aquaculture, qui est très rentable’’, a-t-elle dit.

Mamadou Diop, le directeur de cabinet du ministre des Pêches et de l’Économie maritime, signale que ‘’l’aquaculture est une réelle alternative à la pêche qui, aujourd’hui, est confrontée aux agressions et à la surexploitation des ressources de la mer, ainsi qu’à la raréfaction […] de certaines espèces’’.

L’aquaculture fait partie des activités économiques phares de la troisième phase du Plan Sénégal émergent, qui sera mise en œuvre durant la période 2024-2028, a rappelé M. Diop.

Selon lui, l’aquaculture contribue à la politique de souveraineté alimentaire du gouvernement, à la croissance économique du pays et à la création d’emplois.

Mamadou Diop a invité le secteur privé à investir dans l’aquaculture, et le secteur bancaire à financer les projets aquacoles, pour que l’ANA puisse atteindre ses objectifs en termes de contribution à la souveraineté alimentaire du pays.

LBD/ESF/ASB

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