Appel à renforcer les mesures de régulation contre l’exercice illégal de la profession dentaire
Appel à renforcer les mesures de régulation contre l’exercice illégal de la profession dentaire

SENEGAL-SANTE-SOCIETE

Dakar, 22 déc (APS) – L’Ordre national des chirurgiens-dentistes du Sénégal a appelé lundi les autorités étatiques, sanitaires et judiciaires à renforcer les mesures de régulation et de contrôle et à prendre des sanctions prévues par la législation contre les praticiens illégaux et les promoteurs de publicités mensongères. 

”Nous appelons solennellement les autorités étatiques, sanitaires et judiciaires à renforcer les mesures de régulation et de contrôle et de prendre les sanctions prévues par la loi contre les praticiens illégaux et les promoteurs de publicités mensongères”, a déclaré Myriam Thérèse Arlette Dia Ntap, présidente de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes du Sénégal.

Elle animait un point de presse au siège de l’organisation, pour dénoncer les publicités mensongères sur le blanchiment dentaire pratiqué par des non praticiens.

Selon Mme Ntap, l’éclaircissement dentaire au Sénégal est un acte professionnel qui relève du chirurgien-dentiste.

Sous ce rapport, la présidente de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes du Sénégal dénonce l’exercice illégal de la profession dentaire dans notre pays et les pratiques illicites qui foisonnent au moyen de publicités mensongères faites par des individus non habilités et non qualifiés.

“Il s’avère dès lors choquant et frustrant pour tout professionnel dentaire de voir des personnes non qualifiées continuer d’offrir des soins buccodentaires et promouvoir leur service via des campagnes sur les plateformes numériques et d’autres médias en toute liberté et impunité”, a fustigé la chirurgienne-dentiste.

Ces pratiques constitue une infraction à la législation en vigueur et une mise en danger direct de la santé d’autrui, a insisté le docteur Ntap.

“Ces personnes que nous qualifions sans exagération de charlatans commettent une pratique illégale de la dentisterie, une mise en danger de la vie d’autrui, et une atteinte grave à l’éthique, à la santé publique et à la dignité de notre profession”, a pour sa part dénoncé docteur Anna Samb, secrétaire général du syndicat des chirurgiens-dentistes.

Les conséquences de ces pratiques “sont réelles et visibles”, a-t-elle signalé, évoquant les brûlures chimiques des gencives, une hypersensibilité dentaire, les destructions de l’émail, les infections du côté dentaire graves, les complications pouvant aller jusqu’à des soins lourds et coûteux, voire des séquelles permanentes.

“C’est un combat pour la santé publique, pour la sécurité des citoyens et pour le respect des lois de la République”, a martelé docteur Anna Samb.

Le syndicat autonome des chirurgiens-dentistes du Sénégal, de concert avec l’Ordre et les autres associations, dit rester mobilisé, vigilant et déterminé jusqu’à l’éradication de ces pratiques dangereuses.

L’article 1 de la loi du 05-2023 du 13 juin 2023 stipule que ”nul ne peut exercer la profession de chirurgien-dentiste au Sénégal s’il n’est titulaire d’un diplôme d’Etat de docteur en chirurgie dentaire ou de tout autre diplôme de chirurgien-dentiste reconnu équivalent, conformément à la réglementation en vigueur en matière d’enseignement supérieur”.

NSS/SKS/ASB/BK