MONDE-CONFLIT-REACTION
Dakar, 23 juil (APS) – Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a de nouveau, jeudi, lancé un appel en faveur de la désescalade dans le conflit opposant la République islamique d’Iran et les Etats Unis d’Amérique, s’inquiétant du sort de milliers de marins bloqués en mer et des répercussions de cette crise sur l’économie mondiale.
Le chef de l’Organisation des nations unies a lancé cet appel lors de sa prise de parole devant le Conseil de sécurité à une de ses réunions consacrée au règlement pacifique des différends, a indiqué Onu-info, le site d’information des Nations unies visité à l’APS.
‘’Alors que les affrontements perturbent presque totalement le trafic dans le détroit d’Ormuz, les Nations Unies s’inquiètent à la fois du sort de milliers de marins bloqués en mer et des répercussions sur le commerce mondial’’, a notamment souligné M. Guterres dans des propos rapporté par la même source.
Le conflit opposant les Etats-Unis à la République islamique a redoublé de plus belle après plusieurs jours d’une accalmie qui avait été obtenue à la suite d’un accord de cessez-le-feu signé par les belligérants.
La rupture de fait de cet accord a donné lieu à des bombardements intenses de l’armée américaine sur certaines parties de la République islamique d’Iran, qui à son tour, réplique en prenant pour cibles les bases militaires, les intérêts américains et certaines infrastructures de pays du Moyen-Orient.
S’exprimant devant le Conseil de sécurité, le secrétaire général des Nations unies a décrit ‘’une situation qui échappe à tout contrôle, vacillant au bord de l’impensable’’.
La région est entraînée dans un cercle de confrontation toujours plus large où une crise en alimente une autre et une escalade en déclenche une nouvelle, a alerté M. Guterres.
Il a estimé que les objectifs politiques des différents acteurs étaient désormais éclipsés par la logique même de la confrontation.
‘’Il est temps de prendre du recul. Les attaques contre les infrastructures civiles sont inacceptables. Il n’existe pas de solution militaire à ce conflit. Les combats doivent cesser partout dans la région’’, a-t-il ainsi déclaré, appelant au rétablissement complet des droits et libertés de navigation dans les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb (qui relie la mer Rouge au golfe d’Aden).
AKS/MTN

