Alioune Dione rappelle la volonté de l’État de faire des ‘’dahira’’ des acteurs de développement local et d’inclusion sociale
Alioune Dione rappelle la volonté de l’État de faire des ‘’dahira’’ des acteurs de développement local et d’inclusion sociale

SENEGAL-RELIGIONS-ECONOMIE

De l’envoyé spécial de l’APS, Mamadou Yaya Kanté

Tivaouane, 23 août (APS) – Le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, a réitéré, dimanche, à Tivaouane (ouest), la volonté de l’État de transformer les ‘’dahira’’, les associations musulmanes réunissant souvent des adeptes d’une même confrérie, en ‘’pôles d’activités’’ de développement local, d’inclusion sociale et de création d’emplois.

‘’La convention que nous envisageons de mettre en place avec la zawiya tidjane de Tivaouane sera une sorte de révolution. Elle nous permettra de pousser la plupart des ‘dahira’ à [devenir plus] productifs’’, a assuré M. Dione.

Il participait à un panel consacré au rôle des organisations communautaires de base et des ‘’dahira’’ dans les initiatives de développement économique et social.

Le panel a été organisé en prélude au Gamou de Tivaouane – prévu mardi – par la Cellule zawiya tijaniyya (CEZAT) et le ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire.

L’initiative de l’État, à laquelle sont associées ces organisations religieuses, fera d’elles des ‘’coopératives productives et solidaires’’, selon le ministre.

Les ‘’dahira’’ vont s’appuyer sur leur capacité à mobiliser des ressources et à les réinvestir au profit de leurs membres, a expliqué Alioune Badara Dione.

Pour y arriver, le ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire va recourir à la finance islamique, selon M. Dione.

Alioune Dione rappelle la volonté de l’État de faire des ‘’dahira’’ des acteurs de développement local et d’inclusion sociale

Le Fonds de développement de la microfinance islamique et d’autres institutions de microfinance seront associés à cette initiative.

D’après Alioune Badara Dione, le financement des activités productives des ‘’dahira’’ devrait permettre de ‘’dépasser les logiques spéculatives’’ et de ‘’privilégier des investissements générateurs de valeur et d’impact social’’.

L’initiative à laquelle est associée la CEZAT va de pair avec celle du ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale visant à faire des ‘’dahira’’ des acteurs de l’économie sociale et solidaire, a-t-il dit.

‘’Depuis 2024, le ministère estime que ces organisations peuvent être davantage intégrées aux politiques publiques en raison de leurs activités, qui ont un impact social et environnemental’’, a-t-il rappelé.

Le coordonnateur de la CEZAT, Serigne Abdoul Hamid Sy, signale que les organisations communautaires de base ont la capacité de promouvoir l’inclusion économique et sociale.

Les ‘’dahira’’ peuvent, par leurs activités, créer de la valeur et contribuer à l’éradication de la précarité sociale, selon M. Sy.

Il faut, pour y arriver, que ces associations prennent conscience de leurs potentialités économiques, a-t-il ajouté.

MYK/ADI/ESF