SENEGAL-ECONOMIE-NUMERIQUE
Dakar, 16 avr (APS) – Le président du Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS), Mbagnick Diop, a souligné, jeudi, à Dakar, la nécessité pour les pays africains de maîtriser les technologies de rupture, afin de préserver leur souveraineté et de peser dans les équilibres économiques mondiaux.
“Au-delà des infrastructures et des financements, il y a une dimension encore plus déterminante : celle de la maîtrise technologique. Les grandes transformations en cours reposent sur des technologies de rupture, qui redessinent les équilibres économiques et géopolitiques mondiaux”, a-t-il déclaré à l’ouverture de la 8e édition du Salon des startups AFRITECH 4.0.
“Construire ensemble la souveraineté numérique de l’Afrique” est le thème de l’édition 2026 du Salon AFRITECH 4.0, dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et technique, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, en présence notamment du président du Haut Conseil du dialogue social (HCDS), Mamadou Lamine Dianté.
Plusieurs diplomates, experts et universitaires ont également pris à la rencontre, de même que des startuppers et de nombreux jeunes entrepreneurs.

Selon M. Diop, des domaines tels que l’intelligence artificielle, le big data, la cybersécurité, la blockchain, l’Internet des objets et les technologies immersives ne relèvent pas de simples innovations, mais constituent “les fondations des puissances de demain”.
“Un pays qui ne maîtrise pas ces technologies s’expose à une dépendance accrue, tandis que celui qui les maîtrise se donne les moyens d’exister, de décider et d’influencer”, a-t-il affirmé.
Il a indiqué que l’avenir des économies africaines se joue désormais dans cet espace technologique, appelant les jeunes entrepreneurs à s’y engager pleinement.
S’adressant aux startuppers, il a salué leur rôle dans l’émergence d’une Afrique qui “refuse la marginalisation et choisit résolument l’innovation comme levier de transformation”.
Il a également mis en avant leur capacité à porter une vision globale de l’entrepreneuriat, dépassant les frontières nationales pour s’inscrire dans une dynamique internationale.
Le président du MEDS a toutefois insisté sur les exigences liées à cette ambition, évoquant notamment la nécessité de faire preuve d’audace, de résilience face aux échecs, en plus de l’importance d’une vision stratégique.

Le président du Haut Conseil du dialogue social (HCDS), Mouhamadou Lamine Dianté, a invité, pour sa part, l’État du Sénégal et l’ensemble des acteurs de l’écosystème numérique à unir leurs efforts en vue de promouvoir durablement l’innovation et l’entrepreneuriat technologique.
Il a souligné que le Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS), à travers AFRITECH, encourage la mise en œuvre d’actions pérennes axées notamment sur le développement des startups, l’élargissement des espaces collaboratifs dédiés aux jeunes innovateurs du numérique, ainsi que le positionnement de Dakar comme un hub sous-régional de l’innovation et de la promotion des services numériques.
Se félicitant du dynamisme observé lors de cette édition d’AFRITECH, M. Dianté a salué une jeunesse “consciente, engagée et parfaitement alignée sur les politiques publiques de développement de l’État”, notamment dans les secteurs liés au numérique.
Il a réaffirmé la disponibilité du HCDS à accompagner les jeunes inventeurs et entrepreneurs en mettant à leur disposition un cadre de réflexion et d’échanges, en vue de mieux orienter leurs projets et leurs perspectives professionnelles en lien avec le monde du travail.
AN/BK

