‘’Afica Foward’’ : l’ATIDI chargé d’implanter la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD)
‘’Afica Foward’’ : l’ATIDI chargé d’implanter la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD)

AFRIQUE-FRANCE-FINANCES

De l’envoyé spécial de l’APS, Ousmane Ibrahima Dia

Nairobi, 15 mai (APS) – L’ATIDI (sigle en anglais pour African trade & Investment development insurance), l’assureur panafricain d’investissements et de crédits basé à Nairobi, a été désigné comme l’institution phare chargée d’implanter la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), l’instrument de la BAD dont le but est d’aider à combler le déficit de financement du développement de l’Afrique estimé à 400 milliards de dollars par an.

Lors du dernier sommet Africa Foward qui s’est tenu à Nairobi les 11 et 12 mai derniers, les dirigeants africains et français ont décidé de soutenir la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement et se sont aussi engagés pour un mécanisme de garantie panafricain permettant de débloquer les investissements, de réduire le coût du capital et d’accélérer la création d’emplois sur le continent.

Le Sommet ‘’Africa-Foward’’ s’est tenu sous le thème : ‘’partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance’’. Il est une initiative des gouvernements français et kenyan.  

Quelque 35 chefs d’Etat et de gouvernement dont le président Bassirou Diomaye Faye ont pris part à cette rencontre censée jeter les nouvelles bases d’un partenariat entre l’Afrique et la France.

Le sommet a été sanctionné par la ‘’Déclaration de Nairobi’’ dans laquelle les dirigeants ont appelé la définition d’un nouvel agenda continental axé sur l’indépendance financière, la croissance tirée par la technologie et l’industrialisation verte.

Certaines conclusions du sommet Africa Forward viendront nourrir la préparation du sommet du G7, que la France accueillera à Evian du 15 au 17 juin.

Le président de la BAD, Sidi Ould Tah, présent au Sommet de Nairobi, a souligné que le défi de l’Afrique ne résidait pas dans un manque de capitaux, mais plutôt dans l’absence de mécanismes capables de transformer le risque et d’attirer les investissements à long terme.

Le président William Ruto, hôte du Sommet, a appelé à la recapitalisation de l’ATIDI, qu’il a qualifiée de ‘’pilier essentiel’’. Face à ses homologues, il a insisté pour que l’Afrique finance elle-même ses projets.

Le président français Emmanuel Macron dont le pays va abriter la prochaine réunion du G7 a promis de soutenir cette initiative dans le cadre de la réforme financière internationale.

La NAFAD, lancée en avril 2026, à Abidjan (Côte d’Ivoire) vise à mobiliser l’épargne locale, estimée à environ 4 000 milliards de dollars, pour réduire la dépendance extérieure et combler le déficit de financement sur le continent. L’initiative répond au besoin de mettre sur pied une nouvelle architecture financière plus autonome pour l’Afrique.

OID/FKS/HB/ADL