Kaolack, 17 jan (APS) – La Plateforme régionale de dialogue sur la gouvernance des ressources naturelles et foncières à Kaolack (centre) peut contribuer à “corriger de manière efficace les inégalités” relatives à l’accès à la terre dans cette région, a soutenu Absa Diakhaté, responsable en charge du volet environnement, énergie, changement climatique et questions foncières au sein de l’Association pour la promotion de la femme sénégalaise (APROFES).

“La raison d’être de cette plateforme, c’est de corriger de manière efficace les inégalités par rapport à un accès équitable au foncier qui touche principalement les femmes sénégalaises qui occupent une place importante dans le secteur agricole au niveau de la région de Kaolack [centre]”, a-t-elle déclaré.

Mme Diakhaté, deuxième vice-présidente de cette plateforme régionale, s’entretenait avec l’APS, au terme d’un atelier de deux jours (16-17 janvier) sur la définition et la validation de ses activités pour l’exercice 2024, dans l’optique de définir un cadre institutionnel et organisationnel de cette organisation multi-acteurs.

“Si on se dit la vérité sur ce qui se passe dans notre pays, on admettra qu’il y a beaucoup de problèmes liés aux questions foncières, alors que pour arriver à un développement durable, dans la paix, il faut que ces problèmes soient résolus”, a insisté Absa Diakhaté.

Les femmes doivent pouvoir bénéficier de conditions plus favorables pour accéder à la terre, dit-elle, “afin qu’elles puissent mieux travailler et pouvoir contribuer à lutter contre l’insécurité alimentaire et à l’atteinte d’une souveraineté alimentaire durable et endogène”.

“Au niveau de l’APROFES, nous allons continuer à porter le plaidoyer que nous menons depuis 1987, année de création de notre association, afin que les femmes puissent avoir un accès facile au foncier. Nous avons créé beaucoup de foras sur l’accès de la femme au foncier, en incitant les femmes à élaborer des projets de développement agricole”, a-t-elle poursuivi.

Elle donne l’exemple de la commune de Keur Socé, dans la région de Kaolack, où quarante groupements de femmes accompagnés par l’APROFES ont obtenu chacun un hectare pour leurs activités de maraîchage.

“Ce n’est pas suffisant, surtout qu’il y a d’autres organisations de femmes de la région de Kaolack qui ont besoin d’avoir accès à la terre pour pouvoir mener des activités agricoles et contribuer au développement de notre pays’’, a-t-elle relevé, avant d’encourager les femmes à prendre leurs responsabilités et continuer à faire des demandes pour leur permettre un plus grand accès à la terre.


ADE/BK/ASG

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