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Touba, 1er août (APS) – Plusieurs charretiers sillonnent les artères de la ville de Touba pour transporter les bagages et les marchandises des pèlerins venus célébrer le Grand Magal à l’image d’Abdoulaye Faye, 22 ans, cultivateur originaire de la région de Fatick, qui s’initie pour la première fois à cette activité saisonnière accompagnant l’effervescence de ce grand rassemblement religieux annuel.
“C’est la première fois que je viens à Touba, à l’occasion du Magal, pour conduire une charrette. La circulation rend la tâche très difficile, mais nous nous en remettons à Dieu”, confie le jeune homme, qui a temporairement délaissé les travaux champêtres pour tenter sa chance dans la cité religieuse.
Comme de nombreux ruraux, Abdoulaye Faye voit dans le Grand Magal une occasion de générer des revenus supplémentaires. “La vie est difficile. J’ai donc pensé laisser les champs pour venir à Touba, gagner quelques sous et aider mes parents durant l’hivernage, en cette période de soudure”, explique le cultivateur venu de Niakhar.
Le quotidien d’Abdoulaye Faye est marqué par de longues heures de travail, les embouteillages, la concurrence entre charretiers et la fatigue. A cela, s’ajoutent les dépenses liées à l’alimentation et aux soins du cheval, indispensable à son activité.
Il affirme accepter les contraintes de son activité dans l’espoir de rentabiliser son séjour. Malgré ces difficultés, le jeune paysan se dit optimiste.

“Pour l’instant, j’ai effectué beaucoup de courses et gagné de l’argent. Le Magal est une aubaine. En tant que cultivateur, je pourrai rentrer avec une somme et poursuivre tranquillement les travaux champêtres”, se réjouit-il.
À l’issue de sa première expérience comme charretier lors du Grand Magal, Abdoulaye Faye espère repartir avec des revenus suffisants pour soutenir ses parents. “J’attends d’avoir de l’argent pour les aider. J’espère y parvenir, car ça commence bien”, affirme-t-il avec confiance.

Si cette activité lui offre une bouffée d’oxygène financière, il assure qu’elle ne modifie pas ses projets. “Je ne vais pas continuer ce métier après le Magal. Je suis paysan. Je l’exerce juste dans le cadre du Magal. Mais, s’il plaît à Dieu, l’année prochaine, je reviendrai “, conclut-il, le regard tourné vers ses champs et une prochaine édition du pèlerinage mouride.
MNF/ASB/AKS


