Dakar, 28 fev (APS) – Les conclusions du Dialogue national convoqué par le chef de l’Etat pour sortir le Sénégal de la crise politique née du report de l’élection présidentielle sont largement commentées par les quotidiens reçus mercredi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

‘’Le Dialogue national propose le 2 juin prochain’’ pour la tenue de l’élection présidentielle, affiche à la Une Le Soleil qui résume les conclusions à l’issue de deux jours de concertations : ‘’Gestion du pouvoir après le 2 avril,  plusieurs membres de la commission en charge de la question sont pour l’application de l’article 36 alinéa 2 qui permet au Président de la République de poursuivre son mandat jusqu’à l’installation de son successeur. Le maintien de la liste des 19 candidats retenus par le Conseil constitutionnel et l’ouverture partielle du processus électoral’’.

Les Echos parlent de ‘’trois mois cadeaux offerts à Macky Sall’’ et de ‘’forcing pour Karim Wade’’.

Selon WalfQuotidien, ‘’Macky fait réintégrer Karim’’ dans le jeu électoral. ‘’Une bataille gagnée par Karim Wade. En effet, c’est sans surprise que les participants au Dialogue national, boycotté par 17 candidats sur les 19 admis à la présidentielle et la société civile, ont proposé sa réintégration dans la course à la présidentielle’’, souligne Walf.

‘’L’élection présidentielle aura lieu le 2 juin prochain. Si et seulement si le président Macky Sall approuve cette proposition faite par la Commission politique, hier, au deuxième jour du Dialogue national qui se tient à Diamniadio. Mais il y a surtout l’aval du Conseil constitutionnel qui peut être saisi. Cette commission présidée par Ismaila Madior Fall a également plaidé pour que le chef de l’Etat reste en fonction jusqu’à l’installation de son successeur’’, écrit le quotidien Bës Bi.

La publication ajoute : ‘’Sur cette question, le chef de l’Etat avait indiqué qu’il va saisir le Conseil constitutionnel pour avis. Une interprétation de l’article 36 de la Constitution dont dépendra cette vacance du pouvoir ou non. Car les 7 Sages vont décider si Macky Sall doit poursuivre et organiser l’élection, ου si le président de l’Assemblée nationale, Amadou Mame Diop, sera sur le fauteuil pendant 90 jours. La limite’’.

Sud Quotidien aussi signale que ces conclusions seront soumises au Conseil constitutionnel, lequel, rappelle le journal, dans le considérant 14 de sa décision annulant le report de l’élection présidentielle, avait souligné que ‘’la date de l’élection ne peut être reportée au-delà de la durée du mandat’’.

Le Quotidien aussi relève que ‘’si le président Macky Sall doit mener la transition, il va sans dire qu’il va proroger son mandat’’. Et le journal de s’interroger : ‘’Que dira le Conseil constitutionnel ? C’est la question que tout le monde se pose’’.

Kritik rappelle que les 7 Sages du Constitutionnel, ‘’ultimes arbitres’’ du jeu électoral, sont ‘’encore sur pied’’. ‘’Incontournables durant tout le processus électoral et seuls habilités à rendre des décisions Irrévocables, les Sages du Conseil constitutionnel lorgnent de loin les enjeux autour du Dialogue initié par le chef de l’Etat. En charge, in fine, de valider ou de décider, le Conseil Constitutionnel, même saboté, tient encore debout du fait de ses attributions et du rôle attendu pour une distribution légale de la justice’’, écrit le journal.

Dans le quotidien L’Observateur, Pr Ameth Ndiaye, Maître de conférences titulaire en droit public à l’UCAD déclare que ‘’si on touche à la liste des candidats validés par le Conseil constitutionnel, on touche à son pouvoir régalien et on remet en cause par la même occasion son autorité’’.

OID/AB

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