A la Une : l’audition de Macky Sall pour le poste de Secrétaire général de l’ONU
A la Une : l’audition de Macky Sall pour le poste de Secrétaire général de l’ONU

SENEGAL-PRESSE-REVUE

Dakar, 23 avr (APS) – L’audition de Macky Sall pour le poste de Secrétaire des Nations unies est largement commentée par les quotidiens reçus, jeudi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

L’ancien président sénégalais Macky Sall dont la candidature a été présentée par le Burundi, a clôturé, mercredi, l’exercice des ‘’dialogues interactifs’’ organisés par l’Assemblée générale des Nations unies pour permettre aux candidats de décliner leur vision.

Michelle Bachelet, ancienne Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et ancien présidente du Chili, Rafael Grossi, actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rebeca Grybspan, secrétaire général de l’agence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED), et l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, ont ainsi répondu aux questions des Etats membres et aux représentants de la société civile.

Un nouveau secrétaire général des Nations unies devant entrer en fonction le 1er janvier 2027 va être choisi parmi ces quatre personnalités. Le candidat choisi en fin de compte va succéder à Antonio Guterres qui dirige l’organisation depuis 2017.

”C’en est finie, hier à l’ONU, l’audition des candidats qui souhaitent diriger l’institution durant les prochaines années. Et c’est Macky, ex-président du Sénégal qui en a porté le dernier coup de marteau sur le clou (…)’’, selon WalfQuotidien

Le quotidien Le Soleil souligne que ‘’face aux représentants des Nations unies, l’ancien chef de l’État sénégalais Macky Sall, candidat au poste de Secrétaire général, a dévoilé, hier, mercredi 22 avril, sa vision pour l’organisation’’. Il promet de ‘’restaurer la confiance en l’institution’’.

Le Quotidien relève que ‘’devant les pays membres de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations (….) M. Sall a fait part de ses ambitions à la tête de cette organisation internationale. Dans son discours qui sonnait comme une profession de foi, Macky Sall promet, s’il était porté à la tête de l’Onu, de +sauvegarder la paix et la sécurité internationales, protéger les droits humains, promouvoir le développement, favoriser la coopération entre les peuples+’’.

L’Observateur estime que ‘’(…) l’ancien Président Macky Sall a défendu une vision ambitieuse d’une ONU +réconciliée avec ses principes+, face à des crises mondiales qualifiées de systémiques’’. ‘’Un plaidoyer mêlant diplomatie, réformes et gouvernance mondiale, dans une séquence décisive de sa campagne pour le poste de Secrétaire générale’’, écrit le journal.

Source A note que ‘’l’ancien chef de l’État sénégalais mise sur son expérience et appelle à +restaurer la confiance+ dans une Organisation confrontée à des crises +systémiques+’’.

Estimant que ‘’Macky Sall passe haut la main son grand oral’’, les Echos présente son parcours comme un ”atout majeur’’. Ce qui fait dire au journal L’As que ‘’Macky Sall a le profil de l’emploi’’.

”Macky Sall joue son destin à New-York’’, selon Sud Quotidien, rappelant que sa candidature est ‘’loin de faire l’unanimité’’.

”Auditionné hier, mercredi 22 avril pour le secrétariat général de l’ONU, Macky Sall avance une candidature atypique, sans adoubement officiel du Sénégal, ni de l’Union africaine. Entre appuis politiques, mobilisations citoyennes et critiques persistantes, l’ancien chef de l’État sénégalais joue une partition délicate sur la scène internationale’’, écrit Sud.

Pour le quotidien ‘’Yoor Yoor’’, ‘’l’ambition new-yorkaise de Macky Sall se heurte aujourd’hui au principe de réalité’’.

”Si l’ancien Président sénégalais mise sur sa stature d’homme d’État pour forcer les portes du Secrétariat général, sa posture d’outsider révèle des failles profondes : un discours trop conventionnel, une absence de soutiens continentaux unanimes et une difficulté à muer son autorité naturelle en neutralité diplomatique. À l’heure où l’ONU cherche un souffle nouveau, sa candidature ressemble davantage à une quête de reconversion qu’à un projet de refondation crédible’’, estime la publication.

OID