SENEGAL-PRESSE-REVUE
Dakar, 4 juin (APS) – La cérémonie marquant la célébration du centenaire de l’ancien président Me Abdoulaye Wade et d’autres sujets sont au menu des quotidiens reçus, jeudi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
”La Nation aux petits soins de Gorgui”, met en exergue Le Soleil, estimant que ”célébrer le président Abdoulaye Wade aujourd’hui, c’est avant tout reconnaître la place singulière qu’il occupe dans l’histoire politique du Sénégal”.
”Figure majeure de l’opposition pendant plusieurs décennies, il a marqué la vie publique sénégalaise par son engagement pour le pluralisme politique et son accession au pouvoir en 2000, qui a constitué la première alternance démocratique du pays depuis l’indépendance en 1960”, note le journal, rappelant que ”cette victoire a été perçue comme l’aboutissement d’un long combat politique et comme une étape décisive dans la consolidation de la démocratie sénégalaise”.
Le Soleil annonce que le président Bassirou Diomaye Faye est attendu à la cérémonie.
Selon Le Quotidien, ”l’ancien président de la République, Maître Abdoulaye Wade, est au cœur d’une célébration historique ces jeudi 4 et vendredi 5 juin 2026”.
”Entre protocole d’Etat en présence du chef de l’Etat, effervescence culturelle portée par un grand concert de Wally Ballago Seck et réflexion académique internationale, le pays s’apprête à rendre un vibrant hommage à celui que la Nation surnomme affectueusement son +Bâtisseur+. Un événement mémorable qui s’articule autour d’un programme d’une rare envergure au Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose”, écrit le journal.
WalfQuotidien revient sur la formation du nouveau gouvernement, estimant qu’il ”reste à savoir s’il s’agit d’un coup gagnant ou perdant pour son concepteur”.
”Un nouveau gouvernement a été constitué par Al Aminou Lô sans Pastef pour reprendre les propos de Sonko lors de sa déclaration de presse. Ce qui n’est pas sans conséquences. D’ores et déjà se pose la question de savoir avec ce nouvel attelage s’il s’agit d’un coup gagnant ou perdant pour le Président Diomaye ?”, s’interroge le journal.
Après la constitution du gouvernement, Sud Quotidien note qu’une ”fracture” apparait ”au grand jour” au sein du Mouvement ”Avenir Sénégal bi nu beug”.
”Trois jours après la formation du nouveau gouvernement et la reconduction du Dr Cheikh Tidiane Dièye au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, des divergences semblent apparaitre au sein de la plateforme Avenir Senegaal Bii Ñu Bëgg. Dans une déclaration intitulée +La voix de la constance+ la coordonnatrice adjointe chargée de l’administration, Ndèye Fatou Ndiaye Blondin Diop, revendique son ancrage auprès de la coalition APTE et réaffirme sa fidélité au projet politique porté par Ousmane Sonko”, rapporte Sud.
Le Témoin quotidien s’interresse à la place des femmes dans le nouvel attelage gouvernemental.
”La composition du premier gouvernement du Premier ministre Ahmadou Al Amine Lo, rendue publique le 1er juin 2026, suscite déjà des interrogations sur la place accordée aux femmes au sein de l’Exécutif. Sur les 30 ministres nommés, seules quatre femmes figurent dans l’équipe gouvernementale, soit une représentation féminine qui demeure largement minoritaire malgré les engagements régulièrement affichés en faveur de l’égalité et de la promotion du leadership féminin”, souligne la publication.
L’Observateur est préoccupé par la ”résurgence” des délestages et titre ”retour inquiétant d’un cauchemar national”.
”On croyait le démon définitivement exorcisé. On pensait les longues nuits d’angoisse énergétique reléguées aux archives d’un Sénégal qui avait tourné la page des délestages à répétition. Mais depuis quelques jours, un spectre que l’on croyait disparu refait son apparition, semant l’inquiétude dans les foyers et réveillant un traumatisme collectif que beaucoup espéraient ne plus jamais revivre. De Dakar aux régions, les coupures intempestives d’électricité se multiplient. Brèves, certes, mais suffisamment fréquentes pour nourrir les interrogations et raviver les mauvais souvenirs. Dans une capitale écrasée par la chaleur et dans un pays où l’électricité est devenue le socle de presque toutes les activités quotidiennes, chaque interruption agit comme un rappel brutal d’une vulnérabilité que l’on croyait derrière soi’’, écrit L’Obs.
Dans un communiqué rendu public, hier mercredi 3 juin et repris par L’Observateur, la Senelec indique que le réseau national traverse une phase délicate, caractérisée par des contraintes exceptionnelles d’exploitation. En cause, selon la société, l’indisponibilité temporaire de certains moyens de production. Des opérations de maintenance programmées sont actuellement en cours sur plusieurs installations stratégiques, notamment la centrale flottante Kar-powership (Kps), considérée comme un maillon essentiel du dispositif énergétique national.
AUT: OID/MK
