SENEGAL-COLLECTIVITES-HYRAULIQUE
Thiès, 21 août (APS) – Les maires de cinq communes de la zone des Niayes se sont retrouvés mercredi à Thiès, autour d’un projet sur la gestion intégrée des ressources en eau, a constaté un journaliste de l’APS.
La Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (DGPRE), en collaboration avec le réseau des maires des Niayes, a organisé un deuxième atelier à Thiès sur la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE).
Cet atelier s’inscrit dans le projet GIREL 3, qui ambitionne de renforcer la gouvernance locale de l’eau et de fédérer les maires des Niayes autour des enjeux liés à la préservation et à l’utilisation durable de cette ressource vitale.
Il est financé par l’Agence française de développement (AFD), l’Agence de l’eau Seine-Normandie (AESN) et Sénéo.
Le chef de la Division planification et système d’information à la DGPRE, Moctar Sall, a souligné le caractère “très problématique” de la ressource en eau dans la zone des Niayes, avec la “baisse de la nappe constatée ces dernières années”.
Le réseau des maires des Niayes a été mis en place lors d’un premier atelier tenu en décembre 2024. “Avec la prolifération des ouvrages de captage, de certains usages et aussi avec le changement climatique, ce problème se pose avec acuité”, a dit M. Sall.
Il a indiqué que “cette 3-ème étape consiste à discuter avec les maires des modalités de collaboration autour du réseau”. Un projet pilote mis en œuvre dans cinq communes de la zone des Niayes, avait posé les jalons d’une gouvernance locale de l’eau.
Le fait que l’eau ne soit pas une compétence transférée, ne constitue pas un frein, dès lors qu’on ne peut pas gérer la ressource en eau surtout au niveau territorial sans les maires, a dit le responsable.
Selon lui, il est prévu une forte implication des maires dans cette politique de gestion de l’eau.
Dans le cadre du grand projet de transfert d’eau en cours, surtout la gestion intégrée des ressources en eau au niveau local, il faut impliquer l’ensemble des acteurs, aussi bien les usagers, les maraichers, les industriels que les collectivités territoriales et les services techniques, a dit Moctar Sall.
Pour le maire de la commune de Mont-Rolland, Yves Lamine Ciss, l’eau est devenue une ressource “très rare” dans la zone des Niayes, où l’on est passé des eaux de surface aux eaux très profondes.
“Aujourd’hui, déplore le maire, il faut creuser en profondeur pour avoir de l’eau. Cela interpelle les populations, l’État mais aussi les élus que nous sommes”, a dit M. Ciss.
Insistant sur le fait que l’eau est un facteur de production, Yves Lamine Ciss a souligné que même si elle n’est pas une compétence transférée aux collectivités territoriales, la quasi-totalité des maires ont été amenés à intervenir pour résoudre des problèmes d’accès à l’eau que les populations comptent parmi leurs principales priorités.
BT/ADI/ADC


