SENEGAL-JUSTICE-ASSURANCES
Guédiawaye, 17 avr (APS) – La garde des Sceaux, ministre de la Justice, Yassine Fall, a réitéré, vendredi, l’ambition du gouvernement de bâtir “une justice plus performante, plus accessible et plus humaine”, comme attendu d’un Etat assumant “pleinement ses responsabilités”.
“Notre ambition est de bâtir une justice plus performante, plus accessible et plus humaine, à la hauteur des attentes légitimes de nos citoyens et des exigences d’un État qui assume pleinement ses responsabilités”, a-t-elle déclaré à l’issue d’une visite qu’elle a effectuée au Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye.
Selon la garde des Sceaux, ce déplacement s’inscrit dans une dynamique d’évaluation continue du fonctionnement de l’appareil judiciaire du pays et traduit “la volonté résolue” du gouvernement de renforcer l’efficacité du service public de la justice.
Yassine Fall a assuré de la détermination de ses services à contribuer aux objectifs assignés au secteur, de concert avec “tous les acteurs du système judiciaire” et “dans le respect absolu des principes de l’Etat de droit et de l’indépendance de la justice”.
“Ce n’est pas une visite de courtoisie. Elle est le reflet d’une méthode de gouvernance fondée sur la réalité du terrain, sur l’écoute des acteurs et sur la responsabilité collective. Je tiens à saluer avec force l’engagement du personnel judiciaire, magistrats, greffiers et avocats qui, malgré des contextes structurels significatifs, s’emploient chaque jour à rendre la justice”, a-t-elle déclaré.
Elle a rappelé que le Sénégal compte 436 magistrats dans l’ensemble des juridictions du pays, alors que l’effectif théorique fixé par le décret est de 1.324 magistrats, soit un déficit de 783 magistrats.
La même situation prévaut, s’agissant des greffiers, avec “un effectif théorique de 2.648 tandis que 552 sont en poste”, a ajouté la garde des Sceaux, ministre de la Justice.
“Ce ratio, rapporté à une population de plus de 18 millions d’habitants et à un volume contentieux en constante progression, révèle un déficit structurel qui ne peut être comblé que par la bonne volonté des hommes et des femmes en charge”, a-t-elle conclu.
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